Des cours d’eau de plus en plus bas en Chaudière-Appalaches

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Par Mathieu Fournier
Des cours d’eau de plus en plus bas en Chaudière-Appalaches
La rivière Chaudière entre Saint-Georges et Notre-Dame-des-Pins. (Photo : (Photo L'Éclaireur Progrès - Mathieu Fournier))

MÉTÉO. Dans les dernières semaines, Chaudière-Appalaches a reçu peu de précipitations et a connu plusieurs journées de chaleur intense. Cette réalité apporte de nombreuses conséquences, alors que plusieurs cours d’eau sont de niveau bas dans la région.

Selon Raphaël Leblond, chargé de projets et technicien de rivière chez COBARIC, la basse quantité d’eau reçue dans les dernières semaines a entre autres eu des effets négatifs sur l’accès à l’eau potable. Aujourd’hui, la société a bâti pour que l’eau pluviale quitte les lieux le plus rapidement possible. Lors de période de temps chaud et sans précipitations, la quantité d’eau dans la nappe phréatique devient donc basse, précise-t-il.

« La situation est de plus en plus critique dans plusieurs régions au Québec. Pour une deuxième année consécutive, nous connaissons une période de sécheresse l’été et pas beaucoup de neige l’hiver « , admet M. Leblond.

Du côté de la faune et la flore, l’impact de la sécheresse est plutôt minime, alors que la majorité des plantes sont matures à ce temps-ci de l’année, soutient Raphaël Leblond. Toutefois, la situation est bien différente pour la faune aquatique. « La basse quantité d’eau et la chaleur plus élevée dans les rivières de la région rend critique la survie de la faune et la flore aquatique », précise-t-il.

Restrictions municipales

En date du 27 août, 30 des 70 municipalités se retrouvant sur le territoire du journal de l’Hebdo Régional ont fait une demande de restrictions de l’utilisation de l’eau potable sur leur page Facebook ou sur leur site Internet. Du lot, on peut observer que la majorité se trouve sur les territoires des MRC Beauce-Sartigan et Robert-Cliche.

« Il est entre autres défendu de faire de l’arrosage le jour. Nos jeux d’eau ont des systèmes de récupération d’eau et des boutons poussoirs pour les mettre en marche », admet le maire de Saint-Éphrem et préfet de la MRC Beauce-Sartigan, Normand Roy.

Cynthia Gagnon, agente aux communications dans la MRC de La Nouvelle-Beauce, mentionne que la municipalité de Saint-Elzéar a dû acheter de l’eau potable. La Ville de Sainte-Marie fait face à un manque d’eau malgré son approvisionnement à même la rivière Chaudière.

Pour plus d’informations sur ce qu’il est permis de faire lors de restrictions à la consommation d’eau potable ou savoir si votre municipalité est touchée par cette réalité, visitez la page Facebook ou le site Internet de votre lieu de résidence.

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