Un bâton bureaucratique dans les roues de Guy Roy

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Par Hubert Lapointe
Un bâton bureaucratique dans les roues de Guy Roy
Pour signer la pétition, cherchez « Taxi Guy » au www.change.org. (Photo : gracieuseté)

TRANSPORT. Depuis le mardi 15 juin dernier, Guy Roy de Taxi Guy de Tring-Jonction n’a plus son permis de chauffeur de taxi. En effet, un changement dans la loi a fait en sorte que deux dossiers d’ivresse au volant datant respectivement de 1978 et 1981 ont mené le gouvernement à enquêter sur lui.

« Selon la nouvelle loi, pour chauffer, les gens doivent savoir si on a un dossier judiciaire. Je conduis des taxis et je fais du transport adapté depuis 12 ans. Mes “ballounes”, j’ai payé pour quand j’étais jeune. Je pense que ma preuve est faite. Il y a bien des choses qui se passent en 40 ans dans la vie d’une personne. Je trouve ça aberrant de se faire juger par des gens qui ne connaissent rien à la situation. […] Il ne faudrait pas une enquête de papier, il faudrait une enquête de terrain », a prononcé Guy Roy, en précisant que l’enquête gouvernementale devrait durer une vingtaine de jours.

Chanceux dans sa malchance, M. Roy compte cinq employés pour couvrir la MRC Robert-Cliche (et la municipalité d’East Broughton). « On n’est pas gâté en frais de transport dans la région. […] Ce sont mes petits handicapés qui payent pour ça. Ce n’est pas des boîtes que je transporte! », a poursuivi celui qui dit entretenir un lien privilégié avec chacun de ses clients. « On n’est pas millionnaire, mais on est heureux. C’est toute ma vie. »

Ainsi, dans le meilleur des mondes, le gouvernement lui redonnera son permis de chauffeur de taxi dans les deux prochaines semaines. Dans le cas contraire, il devra passer par une demande de pardon; une démarche qui coûterait près de 2000 $.

« Je vais aller à l’attaque. […] Ce combat, je vais le mener pour eux autres (ses clients). »

Du côté du député de Beauce-Nord Luc Provençal, son attaché politique Marco Côté a soulevé qu’une réunion avait lieu à ce sujet ce mardi 22 juin. « Je ne veux pas parler à la place de mon patron, mais il serait d’accord avec moi que cette situation est d’une grande stupidité et il y a quelqu’un qui a manqué de discernement quelque part. Si tous les faits de M. Roy sont exacts, et j’ai tendance à le croire, c’est totalement illogique », a-t-il affirmé, en soulignant du même coup les implications communautaires de l’homme.

Pétition

Touchée par la situation, sa nièce Mélissa Roy a lancé une pétition le 18 juin afin de récolter des signatures et ainsi obtenir l’appui de la population à la cause. Au moment d’écrire ces lignes, plus de 3000 signatures avaient déjà été enregistrées.

En ce qui concerne M. Roy, il s’est dit très touché non seulement de l’initiative, mais également de la vague d’amour qu’il a reçu dans les derniers jours. « Ce sont tous des gens qui me connaissent, parce que lorsque j’ai un client qui vient pour une première fois, quand il revient la deuxième fois, c’est mon ami. »

 

 

Pour signer la pétition, cliquez ici.

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