Maxime Bernier arrêté par la GRC au Manitoba

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Par Frederic Desjardins
Maxime Bernier arrêté par la GRC au Manitoba
Maxime Bernier a notamment refusé de se mettre en quarantaine à son arrivée au Manitoba. (Photo : tirée de Twitter)

Chef du Parti populaire du Canada (PPC), Maxime Bernier a été mis en état d’arrestation le vendredi 11 juin. Il participait à un rassemblement anti-confinement à Saint-Pierre-Jolys, au Manitoba.

Dans le cadre du Mad Max Manitoba Tour, le politicien beauceron devait prendre part à une dizaine de rassemblements anti-confinement. La première rencontre s’est tenue le 11 juin en avant-midi au Hespeler Park, à Niverville.

Durant ce rassemblement illégal, Maxime Bernier a reçu une contravention de 1 296 $. Des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) l’ont averti qu’il serait arrêté et menotté en cas de récidive.

Moins d’une heure plus tard, Maxime Bernier a donné un discours devant une dizaine de personnes au Parc Carillon de Saint-Pierre-Jolys. Selon Radio-Canada Manitoba, il dénonçait les mesures sanitaires et a serré la main des participants, sans porter un masque.

Tara Seel, porte-parole de la GRC du Manitoba, a confirmé au journal l’arrestation de Maxime Bernier. Elle rappelle que le corps policier a le devoir de faire respecter les mesures sanitaires pour protéger la santé de tous les Manitobains.

« Monsieur Bernier connaissait les règles sanitaires et avait déjà reçu une contravention. En vertu de la Loi sur la Santé publique, il sera accusé de participation à un rassemblement illégal dans un lieu public et refus de se mettre en quarantaine conformément au décret actuel », explique Mme Seel.

Présentement, le Manitoba est la province la plus touchée par la COVID-19. Elle interdit tout rassemblement extérieur et intérieur, en plus d’exiger une quarantaine de 14 jours aux gens entrant sur son territoire.

Premier ministre du Manitoba, Brian Pallister avait déclaré le 10 juin que le portefeuille de Maxime Bernier serait plus léger s’il ne respectait pas les mesures sanitaires dans sa province.

Au moment d’écrire ces lignes, Maxime Bernier n’avait toujours pas comparu devant un juge.

MISE À JOUR : Maxime Bernier a été libéré et reviendra en cour le 27 juillet à Winnipeg. Il a payé une caution de 1000 $ et pris un avion vers Montréal.

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Michel G
Michel G
3 mois

Je crois qu’un chef politique aspirant à devenir premier ministre doit démontrer être intelligent , honnête et posséder un excellent jugement. Selon moi, M. Bernier détient les deux premiers.

Pour la Beauce, pour notre réputation et pour nos intérêts, il va de soi que je ne voterai pas pour lui.

Même avant de perdre la chefferie, son dérapage avait débuté et a continué depuis. Pour le Canada son image a changé.