Personnel de soutien scolaire : impasse entre les syndiqués et le gouvernement

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Par Frederic Desjardins
Personnel de soutien scolaire : impasse entre les syndiqués et le gouvernement
Annie Boily, présidente du Syndicat du personnel de soutien scolaire de la Beauce-Etchemin. (Photo : L’Éclaireur Progrès – Frédéric Desjardins)

Le Syndicat du personnel de soutien scolaire de la Beauce-Etchemin (SPSSBE-CSQ) souhaite une entente concrète et rapide avec le gouvernement du Québec. La convention collective des 1 900 membres est échue depuis le 31 mars 2020.

Dans la dernière année, plus de 50 rencontres ont eu lieu entre le gouvernement et la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), l’aile provinciale auquel est rattaché le SPSSBE-CSQ. Les négociations touchent les salaires des différents échelons, mais également la précarité de certains emplois et la pénurie de main-d’œuvre.

« Au Centre de services scolaire de la Beauce-Etchemin (CSSBE), il y a seulement deux éducateurs spécialisés à temps plein. Dans les services de garde, des éducateurs travaillent uniquement de six à huit heures par semaine. Pourquoi ne pas combiner des tâches pour créer des postes à temps plein ? On doit aussi mieux agencer les horaires de travail », indique Annie Boily, présidente du SPSSBE.

En plus des éducateurs spécialisés et éducateurs en services de garde, les concierges, cuisiniers, secrétaires, agents de bureau, surveillants d’élèves, techniciens en loisir et techniciens en informatique figurent parmi la cinquantaine de catégories d’emplois représentés par la SPSSBE.

Un seul piquetage

Comme leurs collègues de la FPSS-CSQ, les syndiqués du SPSSBE ont accès à cinq jours de grève. Une première journée a été utilisée le 4 mai.

« Les employés ont manifesté face aux bureaux du CSSBE et ceux des députés », précise Annie Boily.

Une deuxième journée de grève devait avoir lieu le 3 juin devant les écoles, de minuit à midi. La FPSS-CSQ a annulé toutes ses contestations provinciales à quelques heures d’avis.

« La grève est un mouvement de dernier recours. Nous souhaitons passer notre message différemment auprès du public et des élus, notamment via les médias », explique Mme Boily.

Celle-ci espère la signature d’une entente entre les deux parties d’ici la fin de l’année scolaire. « Le gouvernement a réglé plusieurs conventions collectives auprès de syndicats qui n’ont même pas eu à faire la grève. C’est maintenant à notre tour d’être entendus. Sans nous, les écoles ne peuvent pas fonctionner », conclut-elle.

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