« Je ne suis pas antivaccin et antimasque » – Maxime Bernier

Photo de Frederic Desjardins
Par Frederic Desjardins
« Je ne suis pas antivaccin et antimasque » – Maxime Bernier
À la grandeur du Canada, Maxime Bernier (au centre) participe à des manifestations contre les mesures sanitaires. (Photo : gracieuseté)

Chef du Parti populaire du Canada (PPC), Maxime Bernier s’oppose aux mesures de confinement. Refusant de se voir comme un complotiste, il reconnaît l’existence et les dangers liés à la COVID-19.

À lire aussi : « Je n’ai pas honte de mon fils » – Gilles Bernier ; Un politicien qui ne récite pas la fameuse « cassette »

« Je ne suis pas un antivaccin, mais contre la vaccination obligatoire. J’ai encouragé mes parents à se faire vacciner. Ils faisaient partie de la population vulnérable », explique l’ancien député de Beauce, ne précisant pas s’il se fera vacciner à court terme.

Sur le port obligatoire du masque, Maxime Bernier reconnaît son utilité dans certaines situations. « Je le porte toujours à l’intérieur, comme à l’épicerie ou lorsque je visite des gens. À l’extérieur, la science a prouvé que les risques de transmettre la COVID-19 sont minimes », mentionne celui-ci.

Il martèle que les mesures de confinement créent plus de problèmes que de solutions. Maxime Bernier insiste sur ce message quand il participe à des manifestations contre les mesures sanitaires.

« Le Québec est le seul endroit avec un couvre-feu. Horacio Arruda a dit que les confinements n’étaient pas basés sur la science. Les gouvernements ont fermé notre économie, causé des faillites, des dépressions et suicides, pour un virus où l’on doit protéger seulement les plus vulnérables », affirme-t-il.

Médias sociaux

Pour faire passer ses messages politiques, Maxime Bernier utilise souvent les médias sociaux. Son langage coloré et direct dérange certaines personnes, un point dont il ne se soucie pas.

« Gouvernements et médias utilisent des faux chiffres de cas pour nous faire peur. Ils exagèrent les décès avec COVID et ont appliqué des mauvaises solutions au lieu de cibler les plus vulnérables. Le virus est réel, mais les confinements sont basés sur des mensonges », a-t-il écrit sur sa page Facebook le 12 mai.

Selon Maxime Bernier, des journalistes font preuve de malhonnêteté intellectuelle. Il cite en exemple sa participation à une manifestation anti-confinement le 9 mai à Saskatoon, en Saskatchewan.

« Dans le groupe, il y avait une personne avec un drapeau suprématiste blanc. Nous lui avons demandé de partir, car son extrémisme nuisait à notre cause. Les médias ont insisté seulement sur sa présence. Ce genre de geste crée une peur malsaine dans la population », soutient celui-ci.

Par rapport à sa participation aux manifestations, Maxime Bernier contestera toutes ses contraventions pour rassemblement illégal. « Les policiers ont été gentils avec moi. Ils comprenaient nos contestations, mais n’avaient pas le choix d’intervenir. Le gouvernement laisse tomber les policiers en leur imposant ce travail inutile. Ces amendes sont injustes, injustifiées et inconstitutionnelles », dit-il.

Sur le terrain

En vue de mieux faire connaître son parti, Maxime Bernier a amorcé cet automne une tournée des provinces. Sentant une réelle colère de la population sur le terrain, il a recueilli de nouvelles adhésions au PPC. En date du 12 mai, le parti comptait plus de 20 000 membres.

« Pour la prochaine élection, nous avons reçu plus de 500 candidatures. En septembre, nous aurons des candidats dans les 338 circonscriptions », indique Maxime Bernier.

Il tentera de reprendre la Beauce au conservateur Richard Lehoux. « Dans la dernière campagne, je n’ai pas été assez présent pour rencontrer les électeurs beaucerons. Ma priorité sera de me faire élire dans le comté. Je suis entouré d’une grande équipe de bénévoles », conclut M. Bernier.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires