« Je n’ai pas honte de mon fils » – Gilles Bernier

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Par Frederic Desjardins
« Je n’ai pas honte de mon fils » – Gilles Bernier
Lors de sa première victoire politique en janvier 2006, Maxime Bernier était entouré de sa mère Doris et son père Gilles. (Photo : gracieuseté)

Ancien député conservateur (1984-1993) et indépendant (1993-1997) à Ottawa, Gilles Bernier est fier que son fils, Maxime Bernier, ait suivi ses pas en politique fédérale.

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Dans une entrevue exclusive, Gilles Bernier déplore ce qu’il appelle « la pensée unique » dans les médias nationaux et sur les réseaux sociaux. Ancien animateur de radio, celui-ci affirme que la liberté d’expression est maintenant étouffée par des groupuscules, au détriment des débats civilisés.

« Je n’ai pas honte de mon fils. Il a le courage de ses convictions. Beaucoup de gens se questionnent sur les confinements et le couvre-feu. Je vois beaucoup de haine, mais ça vient toujours des mêmes gens. Certaines personnes sont sur son dos depuis sa première élection (janvier 2006) et ça n’arrête pas », déplore l’homme de 82 ans.

Laisser le monde vivre

Gilles Bernier croit à l’importance de combattre la COVID-19. Il est d’ailleurs l’une des dix personnalités vedettes du projet Ensemble contre la COVID de la Fondation Santé Beauce-Etchemin (FSBE). Dans une série de capsules vidéo, les participants encouragent la population dans leur combat contre la pandémie.

« J’ai beaucoup d’empathie envers les employés en santé et les gens qui ont perdu un proche. En même temps, on ne peut pas laisser les gens enfermer tout le temps. J’ai parlé à plusieurs gens qui ont perdu leur emploi ou fait faillite. Il faut laisser le monde vivre », dit Gilles Bernier, qui invite les Beaucerons à se faire vacciner le plus tôt possible pour mettre fin à cette pandémie dans la région.

« Maxime n’a jamais dit qu’il était antivaccin ou un adepte des théories du complot. Ses messages sont mal transmis par plusieurs médias. On commence à voir plus de gens penser comme lui. La Chambre de commerce et d’industrie Nouvelle-Beauce prône justement une réouverture rapide de tous les commerces », souligne-t-il.

Que pense Gilles Bernier des critiques négatives envers son fils venant des employés du milieu médical ? « Ils ont droit à leurs opinions. Maxime n’est pas la cause de tous leurs problèmes. On a le droit de s’interroger sur les interventions de la Santé publique », conclut ce dernier.

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