L’UPA pointe l’État québécois pour son désengagement environnemental

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Par Frederic Desjardins
L’UPA pointe l’État québécois pour son désengagement environnemental
Marcel Groleau réclame un réinvestissement majeur en agroenvironnement par le gouvernement provincial. (Photo : gracieuseté)

En réponse à la sortie du livre de l’agronome Louis Robert, l’Union des producteurs agricoles (UPA) dit être concernée par l’influence de l’industrie des pesticides et fertilisants.

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Selon Marcel Groleau, président général de l’UPA, les producteurs agricoles ont été aux premières loges du désengagement de l’État en matière d’accompagnement des producteurs sur le plan environnemental.

« Nous assistons à un redressement de cette situation, mais encore en deçà des besoins réels. L’UPA revendique et défend l’offre de services-conseils non liés à l’industrie. Les clubs agroenvironnementaux sont nés de cette mobilisation des producteurs », dit M. Groleau.

Plan vert agricole 

L’UPA réclame un réinvestissement majeur en agroenvironnement depuis plusieurs années. Le syndicat, en collaboration avec Équiterre, a demandé la tenue d’une commission parlementaire sur l’usage des pesticides au Québec.

« Nous avons soutenu que leur vente devait être dissociée des services-conseils offerts par les agronomes. Avant même la tenue de cette commission, l’UPA faisait la promotion d’un Plan vert agricole », mentionne Marcel Groleau.

Ce plan prévoyait un réinvestissement de 600 M$ sur dix ans. Parmi les objectifs visés, on retrouvait la réduction de l’usage des pesticides par l’adoption de pratiques plus durables, un meilleur accompagnement des producteurs pour le transfert des connaissances, un soutien accru au secteur biologique et des investissements supplémentaires en recherche.

« Les producteurs agricoles sont conscients des risques associés aux pesticides et à la surfertilisation. Ils doivent être au coeur de la stratégie agroenvironnementale du gouvernement. Avec les changements climatiques, la lutte aux ravageurs des cultures est un défi de plus en plus grand. Cela ne doit pas être laissé entre les mains de l’industrie », conclut M. Groleau.

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