Les gens d’affaires parlent de leur réalité

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Par Hubert Lapointe
Les gens d’affaires parlent de leur réalité
La situation est loin d'être rose actuellement pour les gens d'affaires de la région. (Photo : capture d’écran )

AFFAIRES. La Chambre de commerce et d’industrie Nouvelle-Beauce (CCINB) a rassemblé sept membres de la communauté d’affaires le mercredi 7 avril dernier qui, en direct de la page Facebook de l’organisation, ont pu s’exprimer à propos des répercussions de la pandémie sur leur entreprise.

« Nous sommes surtout dans l’incompréhension des décisions qui sont prises rapidement. Il faut se revirer sur un dix cennes », a débuté Chantal Gravel, présidente de la CCINB, qui a néanmoins souligné la solidarité qui unie les entrepreneurs et la population en général.

Sur le terrain

Entre autres, Sebastien Lessard de la boutique LeMercier de Sainte-Marie a fait savoir que ses revenus ont diminué de 35 % depuis le début de la crise sanitaire. Toutefois, l’aide fournie par le gouvernement permet d’enlever une partie du stress. « Mais, on se passerait bien de la paperasse. On préfèrerait être ouvert », a-t-il précisé.

De leur côté, Élie Roy de Le Roy de Cœur et Julie Pouliot de La Ferme Gueule Fine ont soulevé ne pas avoir eu droit à de l’aide financière, car ils sont propriétaires d’une nouvelle entreprise. Qui plus est, les fermetures et ouvertures répétées causent des coûts énormes à M. Roy (rachats de nourriture), alors que l’engouement pour l’achat local a permis à Mme Pouliot de dégager un léger profit en 2020.

Dans le même ordre d’idées, Nancy Parent du Normandin de Sainte-Marie a indiqué avoir récemment embauché et formé 15 nouveaux employés, pour les remettre au chômage sept jours plus tard. « Est-ce qu’ils vont nous rouvrir pour nous refermer à la fête des Mères? On veut avoir l’heure juste! », a-t-elle commenté.

À son tour, Arsène Lagrange de Gym Élite Coach déplore le mauvais message que la fermeture des centres d’entraînement envoie à la population. « On devrait devenir un service essentiel », dit-il, bien au fait des avantages du sport sur la santé physique et mentale des individus.

Par ailleurs, il informe que les fermetures répétées causent des casse-têtes en ce qui a trait à la gestion des abonnements, alors que la taille de ses locaux permettrait de facilement respecter une distance de deux mètres entre les clients. « Pourquoi fermer? Je ne sais pas c’est quoi la prochaine étape. […] J’aimerais sentir qu’on avance, mais je ne sais rien de plus qu’il y a un an. »

Plus résiliente, Diane Turcotte du Salon Coiffure Imagine est d’avis que les mesures actuelles sont « un effort de guerre à faire » et qu’il importe de « s’accrocher au positif ».

Contacté après la réunion, Gilbert Brochu, directeur des Galeries de la Chaudière à Sainte-Marie, a laissé entendre que le moral des commerçants est plutôt bas actuellement. Cependant, les jours précédant le week-end de Pâques, le centre commercial a connu un achalandage presque aussi bon que pendant le temps des Fêtes. « On voit que les gens voulaient revenir magasiner. […] Les commerçants ont dépassé leurs ventes de 2019 haut la main! », a-t-il affirmé, en prononçant le souhait que la situation revienne à la normale bientôt…

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