Une stratégie d’urbanisme très attendue par l’UPA

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Par Frederic Desjardins
Une stratégie d’urbanisme très attendue par l’UPA
Marcel Groleau, président général de l’UPA. (Photo : L’Éclaireur Progrès - Archives)

L’Union des producteurs agricoles (UPA) collaborera à la démarche et aux travaux consultatifs de la première Stratégie nationale d’urbanisme et d’aménagement des territoires.

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Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH), a lancé le 27 janvier une conversation provinciale sur ce sujet. Le ministère regroupera des objectifs communs afin de définir les assises d’une vision moderne et harmonieuse de l’aménagement du territoire au Québec.

« Protéger notre garde-manger doit être élevé au rang de priorité nationale. C’est ce à quoi nous travaillerons au sein du comité. La zone agricole est une richesse limitée et non renouvelable. Elle est essentielle au développement économique des régions et à l’autonomie alimentaire du Québec. Elle doit être valorisée dans l’ensemble des outils d’aménagement et d’urbanisme », dit Marcel Groleau, président général de l’UPA.

Présentement, la zone agricole cultivée représente 2 % du territoire québécois. Malgré la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, celle-ci est considérée par certains citoyens comme une zone en attente de développement.

Vision globale

Selon Marcel Groleau, le Québec doit avoir une vision globale en urbanisme et aménagement, partagée par l’ensemble des parties prenantes et assorties de principes fondamentaux. Elle assurerait la coordination de toutes les lois, politiques et interventions de l’État québécois et des instances municipales, en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme.

Pour l’UPA, cet instrument collectif mettrait fin à l’étalement urbain, aux incohérences en matière d’aménagement et aux décisions à la pièce, selon les humeurs des intervenants et du moment.

« Les travaux du comité devront aborder sans nuances ces enjeux déterminants pour les générations actuelles et à venir, incluant un temps d’arrêt sur les empiétements en zone agricole dans tous les schémas d’aménagement. L’avenir de notre agriculture et de notre autonomie alimentaire en dépend », indique Marcel Groleau.

L’UPA est appuyée par différents partenaires dans sa démarche, comme l’Association des aménagistes régionaux du Québec, Équiterre, l’Ordre des architectes du Québec et le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement.

Pour plus d’informations sur le déroulement des travaux qui alimenteront l’élaboration de la Stratégie nationale d’urbanisme et d’aménagement des territoires, cliquez ici.

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