L’hébergement touristique est-il un service essentiel ?

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Par Frederic Desjardins
L’hébergement touristique est-il un service essentiel ?
Les chambres vides sont nombreuses dans les hôtels de la région. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Frédéric Desjardins)

La notion d’un service essentiel en temps de pandémie inclut-elle l’hébergement privé ? Mireille Vézina, directrice générale du Georgesville, estime que c’est le cas.

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À la fois hôtel et centre de congrès au centre-ville de Saint-Georges, le Georgesville a subi une baisse d’achalandage depuis mars 2020. L’établissement a effectué des mises à pied temporaires, mais pas question de fermer complètement le bâtiment.

« Nous avons adopté notre offre au marché, avec des prix et forfaits moins chers. Au-delà du tourisme de plaisance, des gens voyagent toujours pour les affaires. Nous pouvons également héberger des gens lors de situations imprévues, comme les sinistres », dit Mme Vézina.

Sans offrir de données précises, Mireille Vézina affirme que le Georgesville a connu une bonne saison estivale en 2020. Au moment où presque tout le Québec est passé en zone rouge (octobre), l’ensemble du secteur touristique a frappé un mur à nouveau.

Cet hiver, le Georgesville compte notamment sur une clientèle motoneigiste. Dans les derniers mois, l’entreprise a accueilli des réunions d’affaires en respectant les mesures sanitaires. « Ce plan a été bien rodé. Nous le reprendrons lorsqu’on sortira de la zone rouge », mentionne Mme Vézina.

Elle a bon espoir que les affaires reprendront au printemps. « Notre restaurant (Point-Virgule) n’a jamais fermé ses portes. La salle à manger n’est pas accessible, mais il y a toujours le service aux chambres. Les gens qui ne couchent pas à l’hôtel peuvent nous contacter pour des commandes à emporter », explique Mireille Vézina.

Mireille Vézina, directrice générale de l’hôtel et centre de congrès Le Georgesville.

Aides financières nécessaires

Tout type d’hébergement inclus, 155 commences de ce genre sont répertoriés par Tourisme Chaudière-Appalaches.

Maxim Nadeau, copropriétaire de l’Auberge Les Etchemins à Lac-Etchemin, fait partie de ce groupe. Comme d’autres entreprises en hébergement, il a eu recours à des prêts pour éponger des pertes financières.

« On a reçu le soutien du gouvernement, de la MRC Les Etchemins et de Desjardins. La subvention salariale nous a donné un coup de main, mais nous avons dû fait des mises à pied », indique celui-ci.

Malgré un été beau et chaud en 2020, l’Auberge Les Etchemins n’a accueilli que 60 % de sa clientèle habituelle. L’hiver tardif a aussi retardé l’arrivée des premiers motoneigistes dans la région.

« Je pense qu’on s’en sortira. L’hébergement touristique est un service essentiel dans chaque région. Pour nous aider, le gouvernement doit absolument rouvrir des services selon le degré de COVID-19 dans chaque région », mentionne Maxim Nadeau.

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