Radars photo : plus de 200 000 $ d’amendes en 2020

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Par Frederic Desjardins
Radars photo : plus de 200 000 $ d’amendes en 2020
À Saint-Isidore, la zone du radar mobile se trouve sur la route du Vieux-Moulin, entre l’autoroute 73 et la rue des Harfangs. (Photo : Beauce Média - Archives)

Après des réformes au Code de la sécurité routière (CSR) et auprès du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), les radars photo captent à nouveau les infractions des conducteurs sur le territoire beauceron.

Du 1er janvier au 31 décembre 2020, le gouvernement provincial a recueilli une somme de 208 000 $ dans ses six zones de radar en Beauce. Selon le site web du ministère de la Justice, 2 210 constats ont été envoyés aux conducteurs fautifs, soit une moyenne de 94,12 $ par infraction.

Situé sur le boulevard Lacroix, en haut de la pente menant à la 118e Rue, le radar fixe de Saint-Georges est de loin le plus payant. Il a capté 2 075 excès de vitesse pour un montant total de 185 618 $.

Les autres radars sont mobiles. C’est à Saint-Isidore où l’on a enregistré le plus grand nombre d’excès de vitesse. Sur la route du Vieux-Moulin, entre l’autoroute 73 et la rue des Harfangs, 79 amendes ont été envoyés aux conducteurs fautifs (13 579 $).

Du côté de Beauceville, la zone du radar mobile s’étend d’un bout à l’autre de la municipalité (boulevard Renault et route 173). En 2020, celui-ci a décerné 27 constats totalisant 3 148 $.

Le radar photo mobile patrouille aussi à Vallée-Jonction (intersection des routes 112 et 173 jusqu’à la limite de Saint-Frédéric) et Saint-Frédéric (entre les routes Giguère et 276). Pour ces deux secteurs combinés, le radar a capté 22 conducteurs au pied pesant (3 879 $).

Le radar mobile se promène dans cinq secteurs.

À Saint-Prosper, le radar mobile a décerné neuf constats totalisant 1 776 $. Ces amendes concernent des excès de vitesse près de la polyvalente des Abénaquis.

Mieux présenter la preuve

Entre 2016 et 2019, la majorité des radars photo ne pouvaient décerner aucune amende. Le juge Serge Cimon, en novembre 2016, avait déclaré une preuve irrecevable et illégale dans l’invalidation d’un constat d’infraction capté par un radar fixe.

Cette décision avait paralysé tout le système provincial des radars. Entretemps, le DPCP a revu sa façon de présenter la preuve incriminante devant le tribunal.

Le gouvernement provincial a également adopté des réformes dans le CSR. Un article ajouté au code mentionne qu’en cas d’infraction constatée par un radar photo ou mobile, « un agent de la paix, le fournisseur de l’appareil, son fabricant ou toute personne autorisée à en effectuer l’entretien n’est pas tenu de témoigner oralement au procès ».

Cependant, le juge peut assigner une des personnes mentionnées s’il est convaincu que son témoignage sera utile.

L’argent amassé par les radars est versé dans le Fonds de la sécurité routière. Ces sommes sont affectées à des programmes de sécurité routière et d’aide aux victimes de la route.

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