Nicole Jacques soutenait des milliers de gens dans le besoin

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Par Frederic Desjardins
Nicole Jacques soutenait des milliers de gens dans le besoin
Sous la direction de Nicole Jacques, Moisson Beauce a connu trois agrandissements de ses locaux à Saint-Georges. (Photo : L’Éclaireur Progrès – Frédéric Desjardins)

Le 18 décembre, Nicole Jacques est partie à la retraite après 12 ans comme directrice générale chez Moisson Beauce. Les employés et bénévoles appréciaient son empathie et sa dévotion envers les moins nantis.

Nicole Jacques s’est d’abord impliqué six ans au conseil d’administration. Elle était alors copropriétaire de Turbo Promotion (maintenant Turbo Images) avec son conjoint.

« J’avais de bonnes connaissances en administration et en finance. Avec Moisson Beauce, c’était la première fois que je dirigeais seule une organisation. Je n’avais aucune ambition précise, sauf faire une différence dans la vie des gens », précise cette dernière.

Évolution humanitaire

Sous la direction de Nicole Jacques, Moisson Beauce a connu trois agrandissements de ses locaux à Saint-Georges. Les collectes de fonds et partenariats ont été ajustés afin de mieux répondre aux besoins de la communauté.

En 2010, la Maison Moisson Beauce est devenue la plus importante collecte de fonds pour l’organisme. C’est Vincent Bernard, président de CRB Construction, qui a approché Nicole Jacques afin de développer ce concept.

« L’APCHQ lui avait demandé de construire une maison pour l’Expo Habitat Beauce. Pour lui, ça n’avait aucun sens de débâtir la maison une fois l’exposition terminée. On a approché des fournisseurs sur l’idée d’un tirage et d’une collecte de fonds pour Moisson Beauce. Ils ont tous embarqué sans hésitation », indique Nicole Jacques.

Durant la pandémie, Nicole Jacques a continué d’appuyer les employés et bénévoles de Moisson Beauce.

Moisson Beauce a aussi développé ses services en cuisine collective. En plus de recueillir des denrées non périssables, Moisson Beauce récupère des produits périssables dans les supermarchés.

« La viande dans les présentoirs était retirée et jetée. Maintenant, elle est récupérée et congelée par Moisson Beauce. On possède un logiciel de traçabilité pour chaque produit, au cas où il y aurait des rappels par les compagnies », dit Mme Jacques.

Visages méconnus de la pauvreté

Moisson Beauce collabore avec 64 organismes communautaires en Chaudière-Appalaches et dans la MRC du Granit. Nicole Jacques a observé des changements dans ce qu’on définit habituellement comme la pauvreté.

« Ce ne sont pas seulement des gens malades, sur l’aide sociale ou au chômage. Des travailleurs ne gagnent pas assez d’argent pour vivre. Il y a des besoins dans la population vieillissante. On voit plus de parents séparés. Les demandes sont importantes lors des désastres, comme les sinistrés des inondations ou la tragédie de Lac-Mégantic », confirme Mme Jacques.

La COVID-19 a aussi représenté un défi pour Nicole Jacques, son équipe d’employés et les centaines de bénévoles.

« Notre clientèle a augmenté de 23 %, au moment où l’approvisionnement dans les supermarchés a baissé de 32 %. C’était difficile d’acheter des produits auprès des épiceries. Heureusement, les gens ont été généreux en donnant plus de nourriture », affirme Nicole Jacques.

Du temps pour soi-même

En moyenne, Nicole Jacques travaillait de 60 à 70 heures par semaine. Restant modeste lorsqu’on la remerciait pour son travail, elle souhaite maintenant consacrer plus de temps à elle-même et ses proches.

« J’ai aimé aider les personnes les plus fragiles de notre société, avec une équipe formidable. Ma récompense, c’est que je verrai maintenant plus souvent mes enfants et petits-enfants », conclut Nicole Jacques.

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