Un hiver hyperactif et propice aux nombreux redoux

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Par Frederic Desjardins
Un hiver hyperactif et propice aux nombreux redoux
Les amateurs de sports d’hiver ont très hâte à l’arrivée de la première « vraie neige ». (Photo : L’Éclaireur Progrès - Archives)

Neige, pluie, records de froid et de chaleur : l’automne 2020 en a fait voir de toutes les couleurs aux résidents de Chaudière-Appalaches. Quant au prochain hiver, il se résumera en trois mots : redoux, hyperactivité et décalage.

Selon l’aperçu hivernal de MétéoMédia, les températures dépasseront les normales saisonnières en Beauce, dans Bellechasse et Les Etchemins. À ces endroits, les mercures moyens sont de – 8, – 12 et – 10 degrés pour décembre, janvier et février.

« La Niña amènera plus de douceur, y compris dans les endroits montagneux, et moins d’ensoleillement. Cette anomalie de température froide de l’eau, dans le centre du Pacifique, est modérée. Il n’y aura pas de longues périodes de froid. Le mercure sera même au-dessus de zéro à quelques reprises », dit André Monette, chef de service de la météorologie à MétéoMédia.

En moyenne, la Beauce, Bellechasse et Les Etchemins reçoivent 55 (décembre), 48 (janvier) et 40 centimètres (février) de neige. Les taux de précipitations dépasseront ces normales saisonnières, à cause du passage de nombreux systèmes dépressionnaires.

« Au début décembre, le temps s’annonce plutôt clément. Dans certains endroits, les gens pourraient fêter Noël sur le gazon. Dès janvier, les tempêtes seront très présentes et amèneront une abondance de précipitations », explique M. Monette.

Le sud de la Beauce sera plus enclin à recevoir des précipitations sous forme de pluie ou verglas. Ailleurs dans la région, le patron météo prévoit davantage de neige ferme.

« Pour les secteurs au nord, il fera assez froid pour profiter pleinement des sports d’hiver. Vers le sud, des épisodes de pluie pourraient diminuer le couvert de neige. Les amateurs de ski alpin s’en sortiront mieux, étant donné la fabrication de neige artificielle. Ce sera plus dur pour la motoneige, le ski de fond et la raquette », mentionne André Monette.

2007-2008

Les voitures seront-elles « enterrées » par la neige plus souvent cet hiver ?

L’hiver 2007-2008 a marqué bien des esprits. Il était associé à des chutes de neige record, ainsi qu’à de fortes inondations le printemps venu. Celui-ci peut servir de comparaison pour l’hiver 2020-2021, car cette saison froide avait été influencée par des paramètres semblables.

« Si les dépressions passent plus au sud, des accumulations de neige importantes sont à prévoir. Dans le cas où la neige est plus abondante, les épisodes de mélanges se font rares. Une incertitude demeure en ce qui concerne les quantités de neige attendues, notamment pour les secteurs au sud du Saint-Laurent », indique Réjean Ouimet, expert météorologue à MétéoMédia.

Des précipitations tardives ne signifient pas nécessairement un hiver prolongé. « Il est possible que le patron de douceur dominant subisse une cassure brutale. Dans le cas où ce changement se produirait tard en hiver, on parlera alors d’un début de printemps frais et non d’une fin d’hiver rigoureux », conclut M. Ouimet.

Les hivers ne sont jamais pareils !

Saison Neige

(cm)

Mercure maximum (moyenne) Mercure minimum (moyenne)
2010-2011 153 – 5 – 14
2011-2012 94 – 2 – 13
2012-2013 96 – 4 – 14
2013-2014 128 – 6 – 17
2014-2015 62 – 6 – 17
2015-2016 86 – 2 – 10
2016-2017 86 – 3 – 12
2017-2018 140 – 4 – 15
2018-2019 131 – 5 – 16
2019-2020 70 – 3 – 12

La saison s’échelonne du 1er décembre au 28 février.

Sources : Environnement Canada et Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

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