L.L. Lessard produira plus d’un million de masques par mois

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Par Hubert Lapointe
L.L. Lessard produira plus d’un million de masques par mois
Louis et Laurier Lessard, propriétaires de L.L. Lessard. (Photo : gracieuseté)

AFFAIRES. Après quelques essais réalisés en collaboration avec le Groupe Trium à Montréal, le mercredi 25 novembre dernier, l’entreprise L.L. Lessard de Saint-Joseph a procédé à l’installation d’un nouvel équipement automatisé de couture. L’investissement, environnant les 500 000 $, permettra de produire jusqu’à un million et demi de masques par mois.

L’entreprise spécialisée (entre autres) dans la confection d’uniformes scolaires et de vêtements de travail fabrique des masques depuis le début de la pandémie. Or, jusqu’à récemment, ce sont huit couturières qui fabriquaient des masques, à raison d’une trentaine (chacune) toutes les heures. De son côté, la machine est en mesure de produire plusieurs dizaines de masques chaque minute. Ce faisant, la technologie permet de libérer les couturières afin de les rediriger vers d’autres projets.

Quant aux produits, il s’agit de masques réutilisables, qui peuvent être lavés et séchés jusqu’à 50 fois. Ils ont été testés par l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) ainsi que par le Groupe CTT (Centre de transfert de technologie spécialisé en recherche, développement et analyses des textiles techniques) et sont en voie d’être approuvés par Santé Canada. « On est heureux de faire partie de la solution », a commenté Louis Lessard, directeur et propriétaire de l’usine L.L. Lessard.

Épine au pied

Cependant, depuis peu, le gouvernement du Québec a tendance à délaisser les entreprises de la province pour acheter son matériel sur le marché asiatique. « Les commandes ont stagné. Depuis le mois d’avril, le gouvernement parle du panier bleu et d’achat local, d’environnement, de technologie… On a travaillé fort. Maintenant, on espère être soutenu », a-t-il poursuivi.

En attendant, M. Lessard cherche actuellement d’autres marchés, tels que des entreprises privées, voire même en Ontario ou aux États-Unis. « Un million de masques, c’est gros et ce n’est pas gros… », d’indiquer le directeur, convaincu que les possibilités demeurent énormes.

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Nathalie
Nathalie
1 mois

Est-ce une bonne nouvelle pour des nouveaux emplois?