Tout est possible!

Tout est possible!
Pascal Champagne. (Photo : gracieuseté)

L’adolescence est un passage, extraordinaire certainement, mais très éprouvant. Pour certains jeunes, la marche qui mène à la réussite est d’autant plus haute. Elle peut même sembler inatteignable. Pourtant, avec des efforts et surtout une raison à laquelle s’accrocher, il y a toujours de la lumière au bout du tunnel.

*Collaboration spéciale: Jeannyl Gilbert

Voici l’histoire de Pascal Champagne de Tring-Jonction. Au milieu des années 1990, il était en secondaire 3. Il venait de doubler le secondaire 2, il pesait environ 300 lb et envisageait de quitter l’école. Un certain jour d’avril cette année-là, son père lui propose de l’inscrire au gym. « Je ne sais pas pourquoi j’ai dit oui, mais ça a changé ma vie! », a-t-il lancé.

(Photo gracieuseté)

C’est ainsi que dans les cinq mois qui ont suivi, il a perdu plus de 60 lb. « Le gym permet d’avoir un objectif que tu peux quantifier. Je me pesais chaque fois que j’y allais », a-t-il raconté.

De plus, il avait été accueilli par Arsène Lagrange du Gym Élite Coach de Sainte-Marie, qui avait un centre d’entraînement à Saint-Joseph à l’époque. « Il faisait du culturisme. Il aurait pu m’intimider, mais au contraire, je me suis toujours senti à ma place », a-t-il continué, en ajoutant que le facteur humain est très important pour tenir le coup. Parallèlement, il faut mentionner que ses résultats ont passé de la note de passage en secondaire 3 à plus de 80 % de moyenne générale en secondaire 4.

Sa nouvelle forme physique lui a ensuite ouvert les portes du football collégial (Cégep Garneau) et universitaire (Université d’Ottawa et Université Laval). Or, dans l’uniforme du Rouge & Or de l’Université Laval, il a fait la rencontre d’un entraîneur qui suivait l’équipe. « J’ai eu un déclic: « C’est ça que je veux faire dans la vie! » », dit-il. Une chose en amenant une autre, en 2012, il a finalement ouvert son propre centre d’entraînement: le Centre Elite Factor de Québec.

« C’est indéniable. Le sport et la discipline que ça amène sont un plus pour accrocher à l’école. […] Pour moi, ça a été le sport, mais pour un autre, c’est peut-être la musique, les arts… L’important, c’est de trouver quelque chose qui nous motive au quotidien. Sans ça, les démons ne sont pas loin: l’alcool, la drogue, les mauvaises fréquentations. Surtout pour un jeune qui vit dans un milieu difficile et pour qui les mauvaises décisions l’éloignent petit à petit de la vie qu’il devrait avoir », prévient-il.

Aujourd’hui nouvellement papa, lorsqu’il regarde en arrière, Pascal Champagne est fier d’avoir su rallier mise en forme, accrochage scolaire, entrepreneuriat et courage. « En secondaire 3, j’ai choisi l’embranchement à droite. Si j’avais pris le chemin de gauche, où est-ce que je serais aujourd’hui? Je ne le sais pas », a-t-il imagé.

(Photo gracieuseté)
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