Ottawa investit 7,5 M$ pour protéger les agriculteurs de la COVID-19

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Par Frederic Desjardins
Ottawa investit 7,5 M$ pour protéger les agriculteurs de la COVID-19
Le secteur horticole (fruits/légumes) est particulièrement touché par les dépenses associées à la COVID-19. (Photo : L’Éclaireur Progrès - Archives)

Reconnaissant le rôle essentiel de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, le gouvernement fédéral s’est engagé à améliorer la sécurité des lieux de travail agricoles au Québec.

Le mardi 3 novembre, Marie-Claude Bibeau, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, a confirmé un investissement de 7,5 M$ dans le cadre du Fonds d’urgence pour les mesures de soutien à la ferme.

Réservé aux agriculteurs québécois, cet argent les aidera à mieux protéger la santé et la sécurité des travailleurs agricoles durant la pandémie. Cette mesure sera administrée par La Financière agricole du Québec (FADQ).

Les activités admissibles comprennent l’amélioration directe des infrastructures des lieux d’habitation et postes de travail, des logements temporaires ou d’urgence (à la ferme ou hors ferme), ainsi que de l’équipement de protection individuelle, des installations sanitaires et toute autre mesure visant à protéger la santé et sécurité des travailleurs.

« Les frais encourus pour protéger les travailleurs contre la COVID-19 peuvent être substantiels, surtout dans les productions qui emploient plusieurs personnes. Je pense au secteur horticole (fruits/légumes), où les coûts associés à la main-d’œuvre peuvent dépasser 50 % des coûts de production. L’aide annoncée sera bien accueillie par les producteurs, qui évoluent dans un environnement hautement compétitif, avec peu de marge de manœuvre au chapitre de la profitabilité », affirme Marcel Groleau, président général de l’Union des producteurs agricoles (UPA).

Marcel Groleau, président général de l’UPA.

Dates et conditions

Les demandes seront acceptées du 14 décembre 2020 au 26 février 2021. L’aide financière correspond à un montant forfaitaire pouvant atteindre 2 % des salaires déclarés par l’exploitation, ou à 50 % des dépenses admissibles de celle-ci.

L’aide peut correspondre à 2,4 % des salaires, ou à 60 % des dépenses admissibles, lorsque l’entreprise est détenue en majorité par des femmes, jeunes agriculteurs (moins de 40 ans), personnes handicapées, membres des minorités visibles ou peuples autochtones.

« La Financière agricole a déployé plusieurs mesures pour soutenir les producteurs à traverser cette crise. Les modalités d’application de la mesure au Québec ont été établies de manière à en simplifier la participation, tout en assurant un accès équitable pour toutes les entreprises admissibles », mentionne Ernest Desrosiers, président-directeur général de La Financière agricole du Québec.

Pour faire une demande, cliquez ici.

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