Toc Toc Toc. Qui est là? L’entrepreneuriat!

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Par Hubert Lapointe
Toc Toc Toc. Qui est là? L’entrepreneuriat!
Olivier, 6 ans, Laurence, 8 ans et Dania, 10 ans, gèrent ensemble l'entreprise Toc Toc Toc. (Photo : gracieuseté)

AFFAIRES. Il n’y a pas d’âge pour apprendre les ficelles du monde des affaires et la valeur du travail bien fait. Olivier, Laurence et Dania Marcoux de Saint-Isidore en sont la preuve vivante!

Âgés entre 6 et 10 ans, le petit garçon et ses grandes sœurs ont en effet créé de toutes pièces l’entreprise Toc Toc Toc. « C’est un projet vraiment tripant! […] Ils aiment vraiment ça. Ils sont très enthousiastes à la tâche. À l’usine, je ne suis pas si doux que ça avec eux, parce que je veux leur apprendre à travailler rapidement, efficacement et à faire de beaux produits, mais ils restent curieusement excités à venir travailler », a soulevé leur père Christian Marcoux.

À cette heure, plus de 600 planches ont déjà été fabriquées et quelque 500 de plus sont commandées et seront produites sous peu. (Photo gracieuseté)

Plus précisément, depuis environ un an et demi, le trio recycle le bois de l’entreprise paternelle (Christian Marcoux cuisine et mobilier design) ainsi que celui d’un fournisseur de celui-ci (car la demande était trop forte!), afin de créer des planches pouvant servir de plateau de service ou de planches à découper.

L’objet mesure 9 pouces de largeur par 14 pouces de longueur, compte ¾ de pouce d’épaisseur, est recouvert d’une huile protectrice et possède même une bande en bois de cerisier servant de signature de Toc Toc Toc. Les enfants sont aussi en mesure de personnaliser les planches, en ajoutant le logo d’une compagnie par exemple (au laser ou buriné).

Qui plus est, ils attendent actuellement une aide financière qui leur permettra d’acquérir une machine qui emballera leurs produits dans une pellicule plastique. Enfin, les entrepreneurs en herbe espèrent développer un nouveau format de planche (plus grosse et plus épaisse) d’ici le mois de février prochain.

« On a un million d’idées de produits dérivés. C’est juste le temps qui manque. […] L’idée est de leur apprendre à gérer leur économie. Ils comprennent qu’il y a des frais. Ils comprennent que sur une vente de 20 $, il ne reste pas 20 $… Je trouve que c’est formateur », a-t-il appuyé, en laissant entendre qu’il avait lui-même eu la chance de commencer à travailler à l’âge de 9 ans. « Je leur fais faire ce que mes parents m’ont appris. »

Par ailleurs, M. Marcoux s’est dit fier de constater de l’instinct très développé de son aînée et que même son plus jeune s’amuse comme un petit fou. « C’est une activité de famille. Le plus important pour moi, c’est qu’à 18 ans, ils n’aient pas une claque dans la face quand ce sera le temps pour eux de commencer à travailler », a-t-il complété.

Ainsi, à cette heure, plus de 600 planches ont déjà été fabriquées et quelque 500 de plus sont commandées et seront produites sous peu. On peut donc dire que leur objectif premier de faire et vendre 300 planches a été largement dépassé…

Des petits au grand cœur

Mentionnons que sur chaque planche vendue, les enfants offrent un montant de 2 $ à l’Association d’Entraide Communautaire La Fontaine. L’organisme vient en aide aux personnes ayant une limitation intellectuelle, physique ou un trouble du spectre de l’autisme sur le territoire de La Nouvelle-Beauce. Un premier chèque de 600 $ a été remis en mai 2019, une seconde contribution de 340 $ a été donnée il y a environ un mois et un troisième don suivra bientôt.

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