Homme en crise à Sainte-Marie: pas d’accusation

Homme en crise à Sainte-Marie: pas d’accusation
Un périmètre de sécurité avait été érigé. (Photo : Beauce Média – Archives)

FAIT DIVERS. Le 15 août 2019, un homme en crise qui s’était barricadé à l’intérieur de sa résidence de la rue de la Gorgendière à Sainte-Marie s’était enlevé la vie. Après un examen du rapport produit par le Bureau des enquêtes indépendantes, le directeur des poursuites criminelles et pénales conclut que l’analyse de la preuve ne révèle pas la commission d’une infraction criminelle par les policiers de la Sûreté du Québec.

Ce matin-là, la Sûreté du Québec avait localisé un suspect recherché pour trois mandats d’arrestation: bris de probation, voies de fait causant des lésions corporelles et vol de moins de 5 000 $. Vers 10 h 30, trois policiers se présentent à la résidence où se trouverait le suspect. Le véhicule de l’homme se trouve sur les lieux et les policiers entendent de la musique provenant de la résidence. Les rideaux sont tirés, de sorte qu’il est impossible de voir à l’intérieur. Les policiers tentent à plusieurs reprises d’entrer en communication avec l’homme en cognant et en sonnant à la porte, de même qu’en appelant sur son téléphone, mais ils n’obtiennent aucune réponse.

Après avoir obtenu un mandat d’entrée, en début d’après-midi, les policiers tentent d’ouvrir la porte à l’aide d’un passe-partout qui leur a été fourni. Puisque la clef ne fonctionne pas, ils font appel à un serrurier, qui déverrouille la porte en perçant la serrure. Deux agents se trouvent alors à l’arrière de la résidence et surveillent la porte-patio, tandis que trois agents se trouvent à l’avant.

À 13 h 32, un des policiers cogne à la porte à deux ou trois reprises en criant « Police! ». N’ayant aucune réponse, il entre, suivi de deux autres policiers. Aussitôt après, les policiers entendent un coup de feu dans la résidence. Ils sortent immédiatement et se barricadent à l’extérieur. Le voisinage est évacué, un périmètre de sécurité est érigé et les policiers font appel au Groupe tactique d’intervention (GTI).

Quelques minutes plus tard, le GTI arrive sur place. Il essaie d’entrer en contact avec l’homme de différentes façons, mais il n’obtient aucune réponse. À 15 h 15, le GTI trouve l’homme dans le salon. Celui-ci est étendu sur le sol et il y a présence de sang. Les agents constatent qu’il s’agit d’un cas de mort évidente. Une arme à feu se trouve à côté de l’homme.

Le rapport d’autopsie attribue le décès à un traumatisme facial et cranio-cérébral causé par une décharge d’arme à feu auto-manipulée.

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