Salles à manger fermées, restaurateurs outrés

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Par Hubert Lapointe
Salles à manger fermées, restaurateurs outrés
Les livraisons et les commandes pour emporter aideront certains restaurateurs à tenir le coup. (Photo : Beauce Média – Hubert Lapointe)

AFFAIRES. Depuis ce matin, les restaurants de la Chaudière-Appalaches (classée zone rouge) sont contraints de fermer leur salle à manger pour une période de 28 jours. La décision est difficile à avaler pour les restaurateurs…

« Ceci est de l’injustice envers les restaurateurs! Nous payons le prix pour tout le monde! Nous venons de passer en mode survie et nous allons avoir besoin de la population pour nous encourager pour les commandes pour emporter », ont lancé Alexandre et Gilles-Philip Giguère du restaurant G2 à Sainte-Marie, qui craignent que la situation s’étire d’un autre mois.

Qui plus est, les jumeaux savent que les restaurants sont des environnements très contrôlés comparativement à d’autres endroits, et qu’ils ont d’ores et déjà investi des sommes importantes pour gagner en sécurité, et ce, même si ça signifie être moins rentable. « Le gouvernement joue au yo-yo avec nous. C’est inacceptable! »

« Nous avons investi dans des plexiglas, des désinfectants partout, des masques, des lunettes de protection…. Nos normes en cuisine et au service sont plus sévères. Donc, je ne comprends pas en quoi venir en salle à manger en famille serait plus dangereux que d’aller magasiner ou d’aller à l’épicerie par exemple », a commenté dans le même sens Patrice Pouliot, copropriétaire des restaurants Mikes et Thaïzone de Sainte-Marie.

Pour tenir le coup, M. Pouliot mise également sur la livraison et les commandes pour emporter, qui continuent 7 jours sur 7. « C’est un coup dur aussi pour certains employés qui seront au chômage. Nous essayons de conserver le maximum d’employés pour leur éviter la perte d’emploi, mais on ne peut pas garder tout le monde malheureusement, et lors de la relance, ça risque d’être difficile de trouver des employés. Déjà que la pénurie de main-d’œuvre est un problème dans ce secteur d’activité… », a-t-il soufflé.

Positif, Patrice Pouliot croit que les 28 jours de fermeture suffiront si la population fait les efforts nécessaires pour respecter les consignes. « On croise les doigts pour qu’on puisse retrouver une vie normale bientôt! Si j’avais un message à faire à la population, c’est plus que jamais d’encourager le local et que même avec cette épreuve, on vous attend avec le sourire derrière notre masque! »

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DENISE MAHEUX
DENISE MAHEUX
25 jours

Bonjours,je travaille au mikes comme plongeuse et depuis le premier octobre je suis au chômage pour 28 jours.je vais reprendre mon emplois après.en espérant qu’il y aura plus de fermeture de restaurant et que cette COVID disparaisse.