Services de garde: privés ou publics, branchez-vous!

Photo de Hubert Lapointe
Par Hubert Lapointe
Services de garde: privés ou publics, branchez-vous!
Pendant que le besoin de places en services de garde est criant, le ministère de la Famille serre encore plus la vis des éducatrices. (Photo : libre de droits)

SOCIÉTÉ. Tel est le message de l’Association des éducatrices en milieu familial du Québec (AEMFQ), oubliée par le gouvernement lorsque les Services de garde crient à l’aide, mais surveillée de prêt en temps de pandémie.

En effet, depuis le projet de loi 143, sanctionné en 2017 et qui vient limiter la marge de manœuvre des services de garde fournis par une personne non reconnue par un bureau coordonnateur, des centaines de services de garde privés ont dû fermer au Québec.

« Il y a un manque flagrant de places en service de garde. Même en Beauce, les parents sont désespérés. Plusieurs vont perdre leur emploi par manque de place », déplore Josiane Chouinard de Sainte-Marie, responsable d’un service de garde privé non reconnu et membre du conseil d’administration de l’AQMFEP.

Or, depuis le début de la pandémie, la Covid-19 a forcé la fermeture de nombreux autres services de garde. Ajoutant l’insulte à l’injure, le ministère de la Santé et des Services sociaux a décidé par le décret 810-2020, déposé le 18 juillet dernier, que le port du masque devenait obligatoire dans les lieux publics fermés, dont les services de garde. Ce faisant, les éducatrices pourraient recevoir des amendes si leur clientèle refuse de porter le masque.

« D’un côté, on dit ne pas pouvoir soutenir financièrement ces femmes (des services non reconnus), attestant ne pas les connaître et ne pas pouvoir les suivre, de l’autre, le décret confie à la CNESST le mandat d’effectuer le contrôle du respect des règles sanitaires dans le milieu! Est-ce un problème de compétence ou un problème de crédibilité du ministère de la Famille? », se questionne Sophie Forget Bélec, présidente de l’AQMFEP par voie de communiqué.

Ainsi, l’association demande au gouvernement soit de respecter leur statut de travailleur autonome, soit de les considérer comme un service public, mais en ajustant les salaires, régimes de retraite, congés payés et autres conditions de travail en conséquence.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des