Du bon Blé d’Inde beauceron!

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Par Hubert Lapointe
Du bon Blé d’Inde beauceron!
Le maïs beauceron sera disponible jusqu'au premier gel. (Photo : Potager Therrien)

AGRICULTURE. Peu d’aliments peuvent se vanter d’être aussi rassembleurs que le blé d’Inde. Ça tombe bien! La Beauce en produit de l’excellent, et deux producteurs ont accepté de nous livrer leurs secrets…

Le Jardinier Huard de Saint-Joseph compte 13 hectares de cultures diverses, dont cinq sont réservés au maïs. Pour un bon début de saison, comme cette année d’ailleurs, il est important que la terre ait bien dégelée, et idéalement profiter d’une bonne pluie après avoir planté. De plus, si les canicules printanières auraient pu faire mal, les rosées du matin ont permis de conserver une bonne grosseur d’épis.

Également, le Jardinier Huard propose deux variétés de maïs, lesquelles sont prêtes en 65 ou 80 jours. « Le 80 jours est plus sucré (90 % de sa culture), mais j’ai du 65 jours pour les personnes qui souhaitent manger du maïs plus tôt dans l’année. Il est bon pareil! », a lancé le propriétaire Yvan Huard.

Ainsi, M. Huard conseille aux gens de consommer leur maïs le même jour qu’ils l’ont acheté. « Plus ils attendent, plus le sucre s’en va. Quand c’est frais du jour, c’est merveilleux. C’est la clé du succès! », dit-il.

Par ailleurs, alors que la pandémie a malmené plusieurs secteurs, la vente de blé d’Inde a vraisemblablement été épargnée. « Le monde attend après mon maïs! […] Ce n’est pas cher et toute la famille aime ça. »

(Photo Potager Therrien)

Même son de cloche du côté du Potager Therrien de Saint-Sylvestre, qui compte deux hectares de maïs et 30 ans d’expérience. « Le maïs sucré du Québec est tellement bon! », a commenté le propriétaire Patrick Therrien.

Pour sa part, il propose des épis deux couleurs, des épis entièrement blancs et des épis entièrement jaunes. Ce sont ces derniers, disponibles vers la mi-août, qui sont les plus sucrés. « Ils ont été développés pour leur haut taux de sucre dans les grains, leurs grains croquants et leur conservation du sucre dans les grains après la casse. Donc, pleins d’avantages pour les consommateurs », a-t-il expliqué.

Pour avoir un bon produit, M. Therrien a besoin d’un sol bien drainé, de semer son maïs aux 10 pouces, avec 30 pouces de distance entre les rangs. Plus tard, il assure un sarclage (arracher les mauvaises herbes) avec engrais, et le contrôle des insectes nuisibles.

Enfin, selon les variétés et la température, le blé d’Inde demande de 60 à 85 jours pour parvenir à l’assiette des consommateurs. « C’est pour cette raison que nous pouvons offrir aux clients du maïs de la mi-juillet jusqu’aux premières gelées d’automne », a-t-il poursuivi.

Quant à la COVID-19, le principal problème rencontré concerne l’embauche de travailleurs étrangers. Certains fournisseurs ont aussi eu des difficultés. Toutefois, les consommateurs sont toujours au rendez-vous au kiosque. « L’achat local a la cote cette année! », a-t-il conclu.

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