De meilleures conditions de travail demandées par l’APTS

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Par Sébastien Roy
De meilleures conditions de travail demandées par l’APTS
La quatrième vice-présidente de l’APTS, Laure Letarte-Lavoie, et le représentant national pour la région de Chaudière-Appalaches, Jean-François Travers, se sont adressés à tour de rôle aux membres du syndicat présents. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Sébastien Roy)

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) réclame de meilleures conditions de travail et une meilleure reconnaissance de ses membres.

C’est le message qui est ressorti lors de son arrêt devant l’hôpital de Saint-Georges le 30 juillet dans le cadre de sa tournée nationale, organisée sous le thème: «La négo, c’est vital!».

La quatrième vice-présidente de l’APTS, Laure Letarte-Lavoie, et le représentant national pour la région de Chaudière-Appalaches, Jean-François Travers, se sont adressés à tour de rôle aux membres du syndicat présents.

Selon Mme Letarte-Lavoie, le point qui revient le plus parmi les membres est la surcharge de travail. Elle soutient qu’ils veulent être en mesure de prendre soin des gens et pas seulement de régler des urgences.

«Nous demandons aussi à ce que l’on reconnaisse leur expertise dans leur travail et que l’on se fie à leur jugement professionnel», ajoute Mme Letarte-Lavoie. Ces problématiques existaient déjà avant la pandémie de COVID-19, mais elles se sont accentuées au cours de celle-ci.

De plus, la reconnaissance du travail accompli est un autre enjeu important pour l’APTS. «Le gouvernement crée des classes dans le réseau de la santé. Certains reçoivent une prime parce qu’ils traitent des patients atteints de la COVID-19, mais nos membres qui voient également ces patients n’en reçoivent pas. Comment peuvent-ils se sentir reconnus dans leur travail», demande-t-elle.

Après les nombreux remerciements du premier ministre, François Legault, Mme Letarte-Lavoie veut voir un geste concret. M. Travers donne en exemple les travailleurs des laboratoires et de l’imagerie médicale. «Ils sont touchés directement dans les évaluations de la COVID», mentionne-t-il.

C’est pour cette raison que le syndicat demande l’appui de ses membres en vue des négociations. «Ces négociations sont vitales, non seulement pour avoir de bonnes conditions salariales et de travail, mais aussi pour l’avenir de nos services publics», soutient-elle, prévenant que les moyens de pression risquent de s’accentuer cet automne.

Attirer et conserver les travailleurs

M. Travers note que l’une des difficultés vécues à l’hôpital de Saint-Georges est l’attraction et la rétention du personnel.

Selon lui, l’un des moyens d’y arriver est de conserver des services spécialisés, quitte à les bonifier. Il donne en exemple, le service d’oncologie qui a été bonifié à l’hôpital de Saint-Georges. «C’est le genre d’élément sur lequel il faut continuer de miser pour garder des services sur place. Ce n’est pas tout le monde qui peut facilement faire le déplacement entre Saint-Georges et Lévis par exemple», indique-t-il.

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