Les campings sont remplis, les clients suivent les consignes

Boris Chassagne, Initiative de journalisme local
Les campings sont remplis, les clients suivent les consignes
Des activités ne peuvent avoir lieu, comme le souper du Noël du Campeur en raison des mesures sanitaires au Camping Ruisseau Bleu. (Photo : gracieuseté - Camping Ruisseau Bleu)

La saison bat son plein dans les campings du Québec et ceux de la Beauce affichent presque complet. La COVID-19 n’aura donc pas eu raison du succès de cette formule plein air, appréciée par des dizaines de milliers de québécois et de touristes étrangers.

Le visage du camping a beaucoup changé au Québec en 60 ans d’existence officielle. Les installations se sont multipliées, des investissements colossaux ont été faits. C’est aujourd’hui, beaucoup plus qu’un terrain où on plante sa tente.

Johanne Michaud travaille au Camping Le Ruisseau Bleu de Saint-Lambert-de-Lauzon. Il a ouvert ses portes en 1962. Ce serait l’un des premiers campings officiels au Québec. Il offre 112 emplacements pour tentes, roulottes, roulottes à sellettes et motorisés. Le camping dispose aussi de quelques chalets. En haute saison, plusieurs centaines de personnes fréquentent ses installations. Mme Michaud juge que tout se déroule bien au cœur de la haute saison.

« Je trouve qu’on fait avec. On suit les consignes qui nous sont données le mieux possible et on avise nos gens. Ça fait un peu plus de pancartes à faire pour les mesures sanitaires. Ce qui fait le plus mal, c’est de ne pas avoir plus d’activités, comme le souper du Noël du Campeur. Quelques terrains semblent parfois poser problème, là où il y a plusieurs familles. Mais, tout le monde porte son masque le moment venu », affirme Mme Michaud.

Le Camping Saint-Joseph-de-Beauce à Saint-Joseph-des-Érables est plus petit, lui qui offre 70 terrains. Il affiche presque complet jusqu’à la mi-août. Annie Rodrigue est copropriétaire de ce camping familial de cinq employés.

« Honnêtement ça va vraiment bien. Les gens sont très compréhensifs et ne s’en prennent pas à nous. Souvent, j’ai des voyageurs seuls, donc il y a très peu, pour ne pas dire, aucun rassemblement. On a un très fort achalandage », nous dit Annie Rodrigue.

Simon Tessier, président-directeur général de Camping Québec, se réjouit du comportement des opérateurs et locataires de terrains de camping en ces temps de COVID. « Il faut comprendre qu’il y a près de 1 000 campings au Québec. Le son de cloche qu’on a de nos opérateurs, c’est que c’est difficile, mais que ça se passe bien. On espère se rendre sans incident au mois d’octobre. Nos opérateurs vivent avec un stress, mais c’est la preuve qu’on prend les choses à cœur. La vice-première ministre a annoncé des inspections plus soutenues dans les terrains de camping. On ne voit pas ça d’un mauvais œil, mais on est toujours tributaires de la collaboration des clients, on ne peut pas être partout à la fois. Même sur les terrains de camping où les lots sont plus petits, il y a de la place pour respecter les règlements. Des fois, on aurait peut-être avantage à faire le tour des quartiers résidentiels… On fait le maximum, faudrait pas cibler une majorité, pour une minorité » de délinquants, souligne Simon Tessier.

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