C’est la fin pour la Banque Nationale de Saint-Joseph

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Par Hubert Lapointe
C’est la fin pour la Banque Nationale de Saint-Joseph
La fusion sera effective à compter du mois de novembre. (Photo : Beauce Média – Hubert Lapointe)

AFFAIRES. Le 13 novembre prochain, la succursale joseloise de la Banque Nationale fermera ses portes afin de fusionner avec celle de Beauceville.

Caroline Côté, vice-présidente régionale pour la région Chaudière-Appalaches à la Banque Nationale, a expliqué que toutes les institutions financières font le même constat: les comportements des clients changent.

En ce qui a trait à la succursale de Saint-Joseph, plus de 80 % des transactions se font aujourd’hui de façon numérique ou par téléphone. Qui plus est, le service-conseil permet à toutes personnes ou entreprises de recevoir la visite d’un conseiller à l’endroit de son choix, tandis que le guichet automatique demeurera en place à Saint-Joseph. Enfin, l’ensemble des dossiers sera transféré automatiquement à la succursale de Beauceville (il est possible de les faire transférer dans une autre succursale).

Tout ceci fait en sorte que les conséquences négatives de la fusion ne seront que très minimes selon elle. « Les particuliers comprennent la situation », a soulevé Mme Côté, en ajoutant que la décision était prise bien avant la pandémie de coronavirus.

Concernant le personnel, la vice-présidente régionale informe que les trois employés de Saint-Joseph travailleront tous à Beauceville à compter du mois de novembre. « Il n’y a pas de perte d’emploi, car on met l’accent sur l’offre de service. […] On veut offrir plus d’interactions, garder le contact et assurer un meilleur suivi », dit-elle.

Le maire est déçu

Pierre Gilbert, maire de Saint-Joseph, a été averti de la situation il y a quelques semaines. Puisque la succursale de Saint-Joseph compte une histoire riche, qu’elle n’est pas située en zone inondable (contrairement à celle de Beauceville) et que ses concitoyens sont de fidèles clients, il a essayé de renverser la vapeur.

D’une part, il a tenté d’expliquer son point de vue à différentes instances de l’institution financière, et d’autre part, il a demandé un coup de pouce de la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Joseph afin d’inviter les membres à réagir rapidement. Par ailleurs, quelques pétitions seraient en circulation dans la ville. Toutefois, ces mesures n’auront à son avis pas de réelle incidence. « Tout porte à croire que la décision a été prise il y a longtemps. […] C’est fort malheureux. »

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