Un orchestre robot qui réagit à la pollution

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Par Hubert Lapointe
Un orchestre robot qui réagit à la pollution
Nady Larchet en pleine performance. (Photo : gracieuseté)

SAINT-JULES. Dans le cadre de sa maîtrise en arts visuels et médiatiques pour l’École d’art de l’Université Laval, l’artiste multidisciplinaire Nady Larchet de Saint-Jules a réalisé toute une performance, le jeudi 4 juin dernier. Avec l’aide d’une installation robotisée, un piano, une trompette, une flûte traversière, un violon et un violoncelle ont joué simultanément, avec comme seule partition la variation des niveaux de polluants dans l’air en temps réel. L’installation représentait 3 années de travail.

En effet, chaque instrument était programmé afin de réagir à un polluant précis (gaz carbonique, méthane, etc.). Ce faisant, plus la variation de polluant était importante, plus l’instrument émettait un son violent.

Il va sans dire que le résultat n’était pas très mélodieux. « La communauté artistique était contente de voir ça parce qu’elle était au courant de ma démarche, mais pour ma famille, ça pouvait avoir l’air d’une ratée phénoménale. Ils pensaient que je vivais un échec en direct, parce que ce n’était pas agréable à voir ni à entendre », d’exposer l’artiste.

Baptisée « LdYpC: dernier Opus », ladite performance avait été présentée en direct sur YouTube afin de respecter les règles de la Santé publique. L’objectif était de démontrer l’inconfort et l’impuissance de la société devant l’enjeu de la qualité de l’air et de la pollution atmosphérique. « L’art fait vivre des émotions, mais pas toujours les bonnes… », a-t-elle conclu.

Mentionnons que son « installation postapocalyptique » fera l’objet d’une exposition l’automne prochain à Québec.

Pour voir la vidéo, cliquez ici.

 

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