Fermeture des quincailleries: les maires de Frampton et Sainte-Hénédine réagissent

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Par Hubert Lapointe
Fermeture des quincailleries: les maires de Frampton et Sainte-Hénédine réagissent
La quincaillerie de Frampton. (Photo : gracieuseté)

AFFAIRES. On apprenait récemment qu’Avantis Coopérative s’était vue contrainte de fermer définitivement les quincailleries de Frampton, Sainte-Hénédine et Saint-Damien. D’abord sous le choc, Jacques Soucy et Michel Duval, respectivement maires de Frampton et de Sainte-Hénédine, travaillent maintenant à trouver des solutions.

« On est très déçus, on ne s’en cache pas. […] Le commerce de proximité c’est important, parce que c’est loin Sainte-Marie quand on fait de la plomberie, qu’il nous manque une pièce à 50 cennes et que si on n’a pas la bonne, on doit y retourner… », a prononcé Jacques Soucy pour soulever une situation vécue.

Par ailleurs, bien que M. le maire dit « croire plus ou moins » aux problèmes de rentabilité mentionnés par Avantis Coopérative, la fermeture était presque à prévoir, car on savait déjà que la quincaillerie ne comptait plus vendre de l’essence à compter de mai 2021. Également, il a indiqué le commerce était situé dans « une petite rue » et n’était pas annoncé sur la rue Principale.

Ce faisant, le comité de développement de Frampton travaille actuellement afin d’identifier les différentes avenues possibles. « Il y a déjà des gens contactés. On lance des pistes de solutions. […] On veut garder une quincaillerie », a-t-il poursuivi.

Du côté de Sainte-Hénédine, le maire Duval a confirmé le caractère impromptu de la décision. « Je me sens très mal pour la population. Tous s’entendent pour dire que la quincaillerie était rentable. […] Je suis un peu amer de ça, c’est un signe de dévitalisation », a-t-il affirmé.

De plus, il avait envoyé deux lettres à l’entreprise afin d’expliquer que pour conserver un pouvoir attractif, un milieu de vie doit offrir un « mieux-vivre » à la population. L’initiative n’a finalement pas obtenu l’attention désirée.

Rappelons ici que Sainte-Hénédine avait aussi perdu sa station-service au mois de décembre dernier. A priori les mains liées devant ces deux pertes difficiles pour la communauté, et sachant pertinemment que la Municipalité n’a pas les moyens d’acquérir les deux commerces, Michel Duval est d’avis que son équipe et lui disposent des compétences et des contacts nécessaires pour influencer un repreneur d’entreprise, ou encore pour réfléchir à de nouvelles façons de faire. À suivre…

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