Des employés du CISSS-CA manquent d’heures de travail

Photo de Andréanne Huot
Par Andréanne Huot
Des employés du CISSS-CA manquent d’heures de travail
Jean-François Travers, représentant national pour l'APTS. (Photo : gracieuseté)

SANTÉ. En ce temps de pandémie, près de 400 employés du Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches (CISSS-CA) manquent d’heures ou sont carrément au chômage, dénonce Jean-François Travers, représentant national pour l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

«C’est déplorable. On a des salariés qui manquent d’heures ou qui sont sur le chômage. Ils ont fait un délestage d’heures pour soigner les patients atteints de la COVID-19 et ont diminué les chirurgies électives et les services à domicile. En même temps, on entend François Legault demander de l’aide à tout le monde, même aux enseignants, pour combler les manques dans le réseau», explique Jean-François Travers.

Ce dernier soutient que le CISSS-CA devrait commencer à utiliser ses propres employés avant de chercher à en embaucher de nouvelles personnes hors du réseau actuel. Il ajoute que le personnel en manque d’heure peut aider à la désinfection même s’il n’a pas de formation pour travailler dans les CHSLD.

Le CISSS-CA s’explique

La porte-parole du CISSS-CA, Mireille Gaudreau, explique par courriel que la situation évolue rapidement et que les gestionnaires travaillent activement à redéployer les ressources humaines dans les CHSLD, ce qui inclut les travailleurs sociaux. «Bien entendu, cette planification tient compte de la nouvelle consigne qui veut qu’il n’y ait aucun déplacement de travailleurs entre les différents CHSLD. On regarde comment ces personnes peuvent soutenir les CHSLD sans négliger les services essentiels qu’ils offrent eux-mêmes aux jeunes, aux aînés et aux autres patients», explique Mme Gaudreau.

La porte-parole ajoute qu’une formation est requise avant d’intégrer un CHSLD pour agir à titre d’aide de service par exemple, comme apprendre à déplacer les aînés de façon sécuritaire.

«Si certains travailleurs sociaux peuvent aller travailler, c’est certain qu’on va les interpeller, mais il est important de rappeler que nous n’avons, pour le moment, aucun cas de COVID-19 dans nos CHSLD publics, ce qui n’est pas le cas dans d’autres régions du Québec», souligne-t-elle.

Présentement, le CISSS-CA convient que les principaux besoins sont auprès des aînés. C’est pourquoi l’organisation cherche davantage du personnel qualifié ayant déjà une formation comme les infirmières, les infirmières auxiliaires et les préposés aux bénéficiaires. Elle ajoute que l’organisation travaille également à être prête en cas d’éclosion. Si une éclosion devait survenir, les besoins en main-d’œuvre seraient beaucoup plus importants que présentement, expose Mireille Gaudreau.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires