Lorsque la pandémie inspire

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Par Hubert Lapointe
Lorsque la pandémie inspire
Cornéliu Tocan. (Photo : repensée – Simon Ménard)

LITTÉRATURE. Alors qu’il était en train d’illustrer un deuxième volume de haïkus (petit poème japonais) dédié à l’hiver d’un cycle saisonnier de quatre titres, l’auteur Cornéliu Tocan, 17 ans de Scott, a vu ses priorités complètement bouleversées. Ainsi est né « Aux confins de l’invisible – Haïkus d’intérieur illustrés », entièrement consacré à la pandémie de coronavirus.

D’abord éveillé par le projet collaboratif « Documentez la pandémie » du Musée de la civilisation de Québec, le Beauceron a ensuite pensé développer un journal du confinement. Finalement, il a choisi de pousser la réflexion un peu plus loin.

La page couverture de « Aux confins de l’invisible – Haïkus d’intérieur illustrés ». (Photo gracieuseté)

Pour ce faire, Cornéliu Tocan s’est imposé plusieurs défis techniques. D’abord, il a souhaité respecter la structure classique 5-7-5 syllabes des haïkus, assigner des titres basés sur le coronavirus, et enfin, illustrer tous les haïkus avec le même style pictural, à allure japonaise, avec des traits en encre noire et en nuances s’agençant avec les temps qui courent.

« Les 50 titres récupèrent et déroutent, avec un zeste d’i­ro­nie et, parfois, avec un léger ef­fet captieux, le lexique sur la pandémie de la COVID-19. Les illustrations, en tons de tristesse grise, alimentent ou dissipent la confusion, en sauts d’hu­meur graphiques », a-t-il précisé.

À la fin, son objectif est de tester les limites de la résilience et de dé­montrer l’ascendant psychologique de la créativité.

Mentionnons que « Aux confins de l’invisible – Haïkus d’intérieur illustrés » est le huitième livre et deuxième volume de haïkus du jeune auteur.

Aux personnes intéressées, le recueil est disponible dès maintenant en phase de préachat (pour deux semaines) sur Google Play et Google Livres.

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