Dominique Landry : savoir vaincre ses peurs

Dominique Landry : savoir vaincre ses peurs
Dominique Landry, une fonceuse qui n’a pas peur des défis. (Photo : Beauce Média - André Boutin)

ENTREPRENEURSHIP. > Lors du 20e Dîner de la femme présenté par la Chambre de commerce et d’industrie Nouvelle-Beauce, le 12 mars, les convives ont pu connaître le parcours inspirant de Dominique Landry, fondatrice de la Clinique Priva Santé.

La vie n’a pas été qu’un long fleuve tranquille au cours des vingt dernières années pour Dominique, à partir du moment où elle tombe accidentellement enceinte au Nouveau-Brunswick à 19 ans, jusqu’à la brillante femme d’affaires qu’elle est devenue.

Partons du début. Effectivement, alors qu’elle étudie l’anglais à Fredericton, elle apprend qu’elle est enceinte et décide de garder l’enfant. Le père prendra le large avec une autre fille peu de temps après. Histoire connue…

Elle pourra profiter du fait d’être au cœur d’une famille unie qui l’aidera à traverser les premières années de la vie de son fils tout en poursuivant ses études.

Après un cours d’infirmière et un bref passage par le milieu hospitalier – qui ne lui convenait pas – elle obtient un emploi au CLSC Basse-Ville à Québec. «Je ne savais pas ce que c’était la misère. J’ai vu ce que c’était réellement», a-t-elle confié.

Elle a eu l’occasion de travailler avec Gilles Kègle, «l’infirmier de la rue». Elle remettra d’ailleurs les recettes de sa participation au Rallye Aïcha les gazelles, à la Fondation Gilles Kègle. Dominique a participé à cette expérience avec sa cousine entre la fin de son emploi au CLSC Basse-Ville et le lancement de son entreprise.

Créer son entreprise

Dominique a toujours eu le goût de devenir son propre patron. Il faut dire qu’elle a hérité de la fibre entrepreneuriale puisque son père Jean a fondé l’Entrepôt du hockey et son grand-père René, les Autobus Landry.

Elle est aujourd’hui à la tête d’une clinique qui a pignon sur rue au Centre médical Nouvelle-Beauce, une entreprise privée au cœur du sacro-saint service public de santé. «C’est sûr qu’au début, on regardait d’un mauvais œil la présence de services de santé privés. Mais aujourd’hui, c’est mieux accepté par les médecins. Mais ça ne fait pas longtemps!»

Persévérence

Une belle preuve de la force de caractère de Dominique se trouve dans l’obtention de son brevet de plongeuse sous-marine, qu’elle a obtenu il y a quelques mois.

«C’était un rêve, d’autant plus que ma sœur et mon frère en font depuis plusieurs années». Mais cela ne s’est pas passé comme prévu… Elle s’inscrit à un cours et à sa première plongée, elle est prise de panique. Une panique qu’elle ne réussit pas à vaincre dans les séances subséquentes.

Son père et sa mère lui disent simplement d’abandonner. Mais c’est mal connaître Dominique. «Comme entrepreneur, on a peur tout le temps. Il faut apprendre à les confronter et les vaincre».

C’est ainsi qu’un ami de Vancouver l’amène faire de la plongée dans une mine à Thetford Mines où elle finira par apprivoiser sa peur de l’eau. Ceci l’amènera plus tard à obtenir son brevet.

Elle s’est rappelé alors une phrase que son père répétait sans cesse : «Quand le chemin est dur, le dur continue son chemin». Elle avoue que cela lui a pris quelques années avant d’en comprendre le sens, jusqu’au moment où elle voit la maxime inscrite sur le mur d’une équipe de hockey. «J’ai compris que le dur, c’est la personne persévérante, celle qui résiste et qui avance. Finalement, il n’était pas si pire mon père».

 

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Jennifer Debra Egan
Jennifer Debra Egan
1 année

Wow beau parcours Mme Landry.