Comment la génération Z voit-elle le marché du travail ?

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Par Frederic Desjardins
Comment la génération Z voit-elle le marché du travail ?
La génération Z rassemble les jeunes nés entre 1995 et 2005. (Photo : Deposit Photos)

Les membres de la génération Z n’ont pas connu le monde sans Internet, les cellulaires et réseaux sociaux. Qu’arrivera-t-il lorsque ces jeunes accéderont massivement au marché du travail ?

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La génération Z rassemble les jeunes nés entre 1995 et 2005. Durant la présente année, ces garçons et filles auront entre 15 et 25 ans.

Afin de connaître les motivations professionnelles de cette main-d’oeuvre émergente, l’organisme Academos a mené un sondage auprès de 1268 Québécois de la génération Z. Une partie de l’échantillonnage provient de Chaudière-Appalaches.

Chez nous, à la question «Quel est ton principal objectif de carrière ?», 60 % des répondants veulent s’épanouir dans une profession qui les passionne.

Être un expert dans son domaine (10,4 %) et contribuer à un changement positif dans la société (8,3 %) arrivent loin derrière. Seulement 2,1 % des jeunes veulent devenir riche.

Traditionnels et entrepreneurs

Au niveau des professions les plus populaires, les membres de la génération Z s’intéressent davantage aux métiers traditionnels qu’émergents (voir boîte infos).

En Chaudière-Appalaches, près des deux tiers des répondants (63 %) aimeraient posséder leur propre entreprise. Cette forte tendance à l’entrepreneuriat se reflète dans la majorité des régions sondées.

«On a affaire à une génération sujette à agir de son propre chef. Ils voient d’un bon œil d’être leur propre patron, afin de se soustraire à la hiérarchie présente dans le milieu de travail», explique Jacques Hamel, sociologue et membre du groupe de sages ayant analysé le sondage.

Pas assez préparés à l’école ?

La génération Z est le premier groupe social ayant grandi seulement dans un monde numérique. (Deposit Photos)

Comme les milléniaux (génération Y), les Z priorisent la conciliation travail-vie personnelle. Presque tous les répondants du sondage (93 %) accordent de l’importance à une flexibilité dans l’horaire des employés.

Les Z sont motivés par les défis et l’apprentissage, mais se sentent mal préparés à leur entrée sur le marché du travail. Beaucoup d’entre eux trouvent les enseignements trop théoriques ou non représentatifs de la réalité qui les attend après leur diplomation.

«Ça prend un enseignement hybride et des mises à jour constantes, car le marché du travail change rapidement», rappelle Robin Rodrigue, directeur du CIMIC (Saint-Georges) et ancien directeur de la polyvalente Saint-François (Beauceville).

Âgé de 50 ans, il côtoie quotidiennement des jeunes Z dans son travail et à la maison. «J’ai deux enfants de 22 et 19 ans. On a beaucoup à apprendre d’eux (les Z). C’est une génération allumée et informée», dit Robin Rodrigue.

Le rapport complet La génération Z du Québec et sa vision du marché du travail peut être consulté gratuitement ici.

Professions les plus populaires chez la génération Z (Chaudière-Appalaches)

  1. Psychologue
  2. Médecin spécialiste
  3. Programmeur/développeur en médias interactifs
  4. Enseignant au secondaire
  5. Entrepreneur
  6. Avocat
  7. Photographe
  8. Vétérinaire
  9. Chimiste
  10. Enseignant au collégial

* Source : Academos

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