L’estacade retirée de la rivière Chaudière à Beauceville

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Par Sébastien Roy
L’estacade retirée de la rivière Chaudière à Beauceville
L'estacade a été retirée par le professeur de l'Université Laval, Brian Morse, après avoir été décrochée par la Ville de Beauceville. (Photo : Photo : L'Éclaireur Progrès - Sébastien Roy)

L’estacade installée au sud des Rapides du Diable à Beauceville a été retirée le vendredi 10 janvier sous la supervision du professeur de l’Université Laval, Brian Morse.

Le 8 janvier, ce dernier avait demandé à la Ville de Beauceville de l’enlever avant la fin de semaine en raison du système météo qui devait toucher la région les 11 et 12 janvier, selon ce que rapportait Radio-Canada.

Le 10 janvier, le maire de Beauceville, François Veilleux a convoqué les médias pour annoncer que l’estacade qu’elle avait installée au sud des Rapides du Diable avait été décrochée. «Dans l’entente écrite que nous avons, c’est écrit décrocher. La Ville de Beauceville n’enlèvera donc pas l’estacade, nous l’avons décrochée», a-t-il déclaré lors du point de presse évoquant que la Ville ne dispose pas de la machinerie nécessaire ni de la main-d’œuvre requise pour l’enlever complètement.

Dans les heures qui ont suivi la conférence de presse, M. Morse était présent avec une équipe pour retirer complètement le dispositif. «Nous avons sorti l’estacade de la plaine inondable. Les sapins resteront là où ils sont et je vais ramener le câble à l’Université», a-t-il indiqué.

Une bonne collaboration malgré tout

L’expert estime que l’installation de l’estacade le 24 décembre n’a eu aucun impact sur la formation du couvert de glace. «Cela n’a eu aucun impact sur le processus de glace», a ajouté M. Morse.

Cette affirmation n’est pas partagée par M. Veilleux, qui s’est félicité de l’avoir installée le 24 décembre dernier. «Cela a créé le couvert de glace. [Sans l’estacade], il se serait créé, mais beaucoup plus haut et plus bas, ce qui aurait été beaucoup plus dangereux pour Beauceville», a-t-il dit.

Il a affirmé également que les raisons évoquées par l’expert pour ne pas mettre en place l’estacade n’étaient pas valables à ses yeux. «M. Morse nous a dit qu’il craignait une poursuite de la municipalité de Notre-Dame-des-Pins et que le couvert de glace s’était déjà formé, ce qui n’était pas le cas. Je ne dis pas que c’était en eau libre à 100 %, mais c’était davantage en eau libre que gelé», relate le maire, qui assure malgré tout avoir une bonne entente avec M. Morse et les représentants du ministère de la Sécurité publique.

Il en va de même pour M. Morse. «C’est un grand plaisir de travailler avec ces gens. Nous nous parlons et nous échangeons des idées. Il faut avoir cela quand nous travaillons en équipe», a-t-il conclu.

En terminant, tant M. Morse que M. Veilleux n’excluent pas la possibilité de réinstaller l’estacade au sud des Rapides du Diable et même de mettre en place celle prévue au nord advenant la fonte du couvert de glace.

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