Attendrissante Lise Dion

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Par Hubert Lapointe
Attendrissante Lise Dion
Lise Dion s'est montrée touchante et drôle, le 27 novembre dernier à Sainte-Marie. (Photo : Beauce Média – Hubert Lapointe)

SAINTE-MARIE. Si la vie semble aujourd’hui remplie de bonheur et de succès pour l’humoriste Lise Dion, les 672 spectateurs de la conférence tenue le mercredi 27 novembre dernier au Centre Caztel de Sainte-Marie ont pu constater que sa réalité est loin d’avoir toujours été aussi rose. L’artiste était la sixième invitée de la série « Les Grandes rencontres » de la Bibliothèque Honorius-Provost.

Lise Dion.

« Je vais essayer de vous dérider un peu », de débuter Lise Dion, compatissante en ce qui a trait aux deux inondations vécues dans la région en 2019.

Puis, c’est avec un peu d’humour et beaucoup de cœur que la femme de 64 ans a raconté son parcours semé de craintes et d’embûches, qui ont fait d’elle ce qu’elle est devenue. Notamment, le public a appris qu’elle est une enfant accidentelle, que sa mère adoptive avait passé quatre ans dans les camps de concentration, qu’elle a perdu son père à l’âge de 9 ans et qu’elle a commencé à travailler dans des manufactures à 13 ans. Déjà à cette époque, elle avait découvert que l’humour était une forme de séduction. « Mes parents et mes professeurs avaient de la difficulté à me chicaner! », sourit-elle.

À 24 ans, la naissance de sa fille a été l’élément déclencheur selon elle. En effet, de la femme complexée qui avait peur de tout, elle était devenue une lionne chargée de confiance et prête à tout pour défendre ses petits. La même année, une petite pièce de théâtre réalisée avec un groupe de femmes du CLSC lui a fait découvrir la scène. Ladite pièce avait ensuite été présentée à un festival de théâtre amateur, qu’elles ont remporté. Cette expérience lui a donné envie de suivre des cours de théâtre du soir. « J’ai appris deux pièces de théâtre super tristes, et tout le monde riait… »

Un jour, alors qu’elle travaillait de nuit au Dunkin’ Donuts (où elle s’amusait à faire rire les clients!), elle a passé une audition pour les « Lundis des Ha! Ha! ». Acceptée, son premier numéro à vie lui a valu une ovation levée. On suivit d’autres expériences, tantôt bonnes, tantôt désastreuses, qui lui ont appris une grande leçon. « Quand on est capable de faire quelque chose qui nous intéresse, même si c’est un hobby, il ne faut pas hésiter », dit-elle.

En 1991 est arrivé l’un des plus beaux moments de sa vie: son premier Festival Juste pour rire, suivi de son premier « one-woman-show » en 1995. « Ça fait 32 ans que les gens me suivent; ça fait 32 ans qu’on est en amour. Je me sens énormément privilégiée. […] J’en ai arraché, mais depuis 21 ans, je vis dans le chocolat! », d’imager celle qui a vendu plus de 1,3 million de billets en carrière.

Aujourd’hui, elle réalise difficilement avoir pu développer toute une carrière en humour. Très reconnaissante, et depuis quelques crises d’angoisse récentes, elle a appris à écouter son corps et à accepter de ralentir. « Je veux montrer que même si ce n’est pas facile dans la vie, c’est possible de s’en sortir avec humour », a-t-elle résumé.

Plus ample connaissance

Après coup, les membres du public ont eu l’opportunité d’en apprendre davantage à propos de l’humoriste avec une période de questions. Brièvement, les Beaucerons ont voulu savoir comment elle arrive à se sortir de l’épuisement d’une tournée, qu’est-ce qui l’inspire, est-ce que tout le monde peut devenir humoriste, s’il y a des sujets qu’elle ne peut pas aborder et si tout ce qu’elle raconte dans son deuxième roman (« Le secret du coffre bleu » paru en 2017) est authentique.

À cela, l’invitée a répondu que s’offrir des pauses et « parler à ses morts» l’aident à tenir le coup, qu’elle s’inspire beaucoup de ses rencontres diverses, que personne ne peut en empêcher une autre de suivre ses passions, qu’il vaut mieux ne pas aborder certains sujets et que son livre est basé sur des événements « à peu près » vrais. « Mon but est de faire rire les gens jusqu’à ce qu’ils fassent pipi dans leurs culottes! », a-t-elle lancé.

L’arrivée de Lise Dion.
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