Prôner la valorisation continue au sein de son entreprise

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Par Frederic Desjardins
Prôner la valorisation continue au sein de son entreprise
Les conférenciers Dominic Brassard, Janie Béïque et François Tardif sont entourés par Hélène Latulippe, directrice générale du Conseil économique de Beauce (CEB), et Jean Roy, vice-président Québec/Chaudière-Appalaches pour le Fonds de solidarité FTQ. (Photo : L’Éclaireur Progrès – Frédéric Desjardins)

Démarrer ou acquérir une entreprise est un important défi personnel. Pour la voir grandir et perdurer, on doit assurer sa valorisation sur le long terme.

Le Conseil économique de Beauce (CEB) a abordé ce thème lors de son déjeuner-conférence tenu le 31 octobre, au centre de congrès Le Georgesville, à Saint-Georges.

Président d’Inovia à Sainte-Marie, Dominic Brassard a acheté la compagnie en janvier 2018 avec deux partenaires. Inovia est spécialisée dans les solutions sur mesure en équipement automatisé.

«Inovia souffrait d’un sous-investissement majeur sur les plans opérationnels et administratifs, ainsi que sur son rayonnement», explique Dominic Brassard.

Une année complète a été nécessaire pour faire le ménage des biens inutiles. En plus d’investir dans les immobilisations, Inovia a embauché un responsable des ressources humaines et créer des cellules de communication pour coordonner les travaux au quotidien.

«On a aussi changé le système de comptabilité. Le sous-investissement est néfaste sur l’aspect technique, mais également le facteur humain. Si ça ne marche pas sur le plancher, les employés vont partir», rappelle M. Brassard.

Double valorisation

Possédant des usines à Lévis, Saint-Théophile, Saint-Pamphile et Balmoral, Maibec est spécialiste des systèmes de revêtements extérieurs. Employant 585 personnes, l’entreprise a effectué deux opérations de valorisation en 2012 et 2018.

Inovia est situé dans le parc industriel à Sainte-Marie. (Gracieuseté – Inovia)

Après la crise économique de 2008, Maibec a invité le Fonds de solidarité FTQ comme nouvel actionnaire investisseur. Plus de 55 M$ ont été réinvestis en acquisitions et avancées technologiques.

«On devait accroître la juste valeur marchande avant de passer à la prochaine étape», dit François Tardif, président du conseil d’administration de Maibec.

En août 2018, Maibec a vendu son secteur bois d’œuvre, qui regroupait deux usines et 350 employés. Suscitant des engagements plus importants chez ses partenaires financiers, Maibec a motivé les réinvestissements chez ses coactionnaires.

«Cette transition nous permettait d’explorer des scénarios plus audacieux, mais réfléchis. La valorisation est un outil et pas une hantise», affirme François Tardif.

Partenaire financier

En ouverture de la conférence, Janie Béïque, première vice-présidence aux investissements du Fonds de solidarité FTQ, a expliqué les avantages de faire confiance à un investisseur institutionnel.

Selon elle, ce type d’investisseur possède un rôle économique important sur les marchés financiers. Il agit aussi à long terme et représente un intermédiaire financier non bancaire.

«C’est important de connaître un investisseur institutionnel qui partage vos valeurs», a-t-elle ajouté en conclusion de discours.

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