L’abolition d’un palier de gouvernement inquiète le président de la CSBE

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Par Andréanne Huot
L’abolition d’un palier de gouvernement inquiète le président de la CSBE
Le président, Charles-Henri Lecours, prendra sa retraite après 20 ans à la tête de la CSBE. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Andréanne Huot)

«L’école, ce n’est pas au gouvernement. C’est à la population. C’est donc à la population de la gérer par des élus», estime Charles-Henri Lecours, le président de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemins (CSBE). Ce dernier croit que l’«on recule au niveau de la société en abolissant un palier démocratique».

Même s’il est à son dernier mandat à titre de président de la CSBE puisqu’il prendra sa retraite en fin de mandat, M. Lecours croit toujours en la démocratie. Il pense que la population n’est pas assez sensibilisée à celle-ci. «C’est tellement important de pouvoir s’exprimer librement dans une société, mentionne-t-il. Il y a un malaise au niveau de la démocratie au Québec et au Canada et ça ne se voit pas seulement avec les élections scolaires». Il note la faible participation de la population aux élections municipales et provinciales ainsi que le nombre de maires élus par acclamation.

Il se demande également de quelle façon la démocratie pourra être enseignée aux jeunes s’ils doivent annoncer à ces derniers que le gouvernement a aboli la démocratie scolaire. «On leur montre à s’exprimer avec respect et à écouter l’autre».

Il s’inquiète aussi que le gouvernement «joue encore dans les structures des commissions scolaires. Est-ce que nos élèves vont réussir mieux si on change tout? Est-ce qu’ils vont décrocher moins?», se questionne-t-il?

Le rôle des commissaires à redéfinir

Charles-Henri Lecours fait son mea-culpa. Il croit que le rôle des commissaires n’est pas assez connu. «Comme commissaires, on aurait pu vendre plus notre commission scolaire. Mais il y a des moyens de corriger cela», affirme-t-il.

De plus, il croit que le rôle des commissaires pourrait être mieux défini et être plus grand que ce qu’il est actuellement. «On administre la commission scolaire. On voit aux ressources humaines, à l’administration, on prend des décisions importantes pour améliorer le quotidien des élèves, on collabore avec les municipalités et plus», ajoute M. Lecours.

Aider les gens à aller voter

M. Lecours croit que la participation serait beaucoup plus élevée que 5 % s’il y avait des élections municipales et scolaires en même temps. Il pense également que le vote par Internet serait une belle option pour la population. Selon lui, il faut aider les gens à voter, car ceux qui sont intéressés par la démocratie scolaire sont généralement les jeunes familles et qu’elles n’ont pas le temps de se déplacer pour aller voter.

Finalement, M. Lecours aimerait que les citoyens disent à leur député s’ils sont satisfaits de la CSBE. Selon lui, la population est satisfaite des services offerts aux élèves beaucerons et etcheminois et la CSBE est un des grands employeurs du secteur avec environ 3000 employés.

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