Luce Lacroix | Le bénévolat c’est valorisant et gratifiant

Luce Lacroix | Le bénévolat c’est valorisant et gratifiant
Luce Lacroix, directrice générale de la Maison de la famille Nouvelle-Beauce. (Photo : Beauce Média - André Boutin)

INONDATION.  > «Chacun de nous a un impact sur les gens qu’on rencontre», indique Luce Lacroix, directrice générale de la Maison de la famille Nouvelle-Beauce et Centre de pédiatrie sociale en communauté lors du récent déjeuner des Kiwanis.

Et cet impact, Luce Lacroix en a été témoin pendant les six semaines qui ont suivi la terrible inondation de Pâques dernier alors que des centaines de bénévoles ont œuvré à côté d’elle pour apporter leur soutien aux sinistrés.

Rappelons que la Maison de la famille, épargnée par la crue, a pris le relais des autres organisations qui avaient les pieds dans l’eau pour coordonner les efforts de tout un chacun. Elle a pris en charge la cueillette des dons en argents et en biens.

«Nous étions le lundi de Pâques et j’ai demandé aux membres de mon équipe si elles accepteraient de mettre de côté leur jour de congé pour entrer au travail. Elles ont toutes dit oui».

Mme Lacroix a elle-même mis de côté le traditionnel repas de Pâques avec sa famille. «Mes parents ont mangé du jambon pendant des semaines», a-t-elle ajouté en rigolant.

De la Maison de la famille aux anciens locaux de la Pharmacie Jean Coutu, les bénévoles se sont succédé, sept jours par semaine, pour répondre aux besoins des sinistrés. «Nous les servions toujours avec un sourire, une attention, une écoute.»

Car au-delà des pertes matérielles, Mme Lacroix indique que les sinistrés on dû mettre de côté leur humiliation de devoir demander de l’aide. «Chacun a une part de fierté, d’autonomie, d’indépendance et d’orgueil. Ce n’est pas facile de se montrer dépourvu. Nous en avons donné des câlins, ça n’a pas de bon sens».

L’eau s’est retirée, pas le désespoir

Si aujourd’hui les rues sont asséchées et les maisons disparaissent sous le pic des démolisseurs, des stigmates restent toujours présents chez de nombreux sinistrés.

«Certains, faute de logement, doivent dormir dans leur automobile. Il reste encore du boulot à faire», conclut Mme Lacroix.

 

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