J’ai échoué mes examens de conduite… 20 ans plus tard !

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Par Frederic Desjardins
J’ai échoué mes examens de conduite… 20 ans plus tard !
Deux infractions au Code de la sécurité routière m’ont valu un échec automatique. (Photo : Samuel Vachon)

J’ai obtenu mon permis de conduire en 1999. Avec toute cette expérience acquise sur les routes, suis-je un bon exemple pour la société ?

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Après mon entrevue avec les copropriétaires de Vachon École de conduite supérieure, j’ai voulu en avoir le cœur net.

Samuel Vachon a accepté de me faire passer un test théorique et un examen pratique. Afin d’offrir un portrait juste de ma situation, je ne me suis pas préparé pour ces évaluations… et j’ai échoué !

Le test théorique comptait 24 questions. Sanctionné par la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ), il servait à aider les élèves dans leur préparation (l’examen final de la SAAQ comporte 64 questions).

J’ai eu 17 bonnes réponses. Or, il en faut 18 pour obtenir la note de passage (75 %). Qu’est-il arrivé pour que je trompe à sept reprises, surtout dans un test avec des choix de réponses ?

Honnêtement, j’aurais réussi cet examen, n’eût été une question où le vocabulaire était confus.

À la noirceur au volant, je me mets sur les «hautes» quand je circule seul et les «basses» lorsque je croise un véhicule. Qui d’entre vous se rappelle (sincèrement !) que ces deux termes sont désignés par «feux de croisement» et «feux de route» ? C’est bien ce que je pensais…

Les autres réponses erronées étaient surtout reliées à des mises en situation. Après coup, j’ai constaté que les bonnes réponses étaient évidentes. Le fait d’avoir seulement 30 minutes pour réaliser l’examen m’a fait escamoter des détails sur les images.

Sur la route

Pour l’examen pratique, Samuel m’a accompagné dans un VUS électrique, crayon et feuille d’évaluation à la main, pour une promenade d’environ 20 kilomètres.

Une chose était déjà claire dans ma tête : y aller «by the book» dans toutes mes décisions. Vérification de l’appui-tête et des miroirs, mains sur le volant à dix heures et deux heures, compter jusqu’à trois et regarder des deux cotés à chaque arrêt… je me suis planté davantage qu’à la théorie !

En partant, deux infractions au Code de la sécurité routière m’ont valu un échec automatique.

À la sortie 48 de l’autoroute 73, direction sud, j’ai traversé la ligne blanche continue sur quelques mètres, avant d’atteindre la voie pointillée. De plus, j’accélérais souvent en voyant les panneaux numérotés, mais il fallait les dépasser avant d’appuyer sur le champignon (ben voyons, TOUT LE MONDE fait ça !)

Si on ajoute ma faible tendance à observer les angles morts et les dépassements réguliers des lignes d’arrêt, ce n’était rien de bon pour séduire mon formateur. Au moins, j’anticipais bien les risques et je demeurais courtois envers les piétons et autres conducteurs.

Samuel Vachon tenait à me rassurer après l’expérience. «C’était une conduite standard pour un conducteur de ton âge. Si on allait quelque part entre chums, je n’aurais pas peur que tu conduises», m’a-t-il dit, ajoutant que ça prenait du courage pour refaire ces tests et publier mon expérience.

Oseriez-vous repasser vos tests de conduite ? D’après moi, la majorité d’entre vous se retrouverait en constat d’échec. Le défi est lancé…

 

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Pierre-Rock
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Pierre-Rock

les basses et les hautes !!!?? j’ai dit ça de même toute ma vie et j’ai 57 ans et toute ceux que je cotoie. Jamais entendu dire; ¨je lui ai demandé de se mettre sur les feux de croisement¨