Des CHSLD où il est plus difficile de travailler ?

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Par Frederic Desjardins
Des CHSLD où il est plus difficile de travailler ?
Le CHSLD de Beauceville héberge plus de résidents sujets à des comportements agressifs. (Photo : L’Éclaireur Progrès - Archives)

La région Chaudière-Appalaches compte 29 CHSLD. Celui de Beauceville a fait la manchette à quelques reprises, pour des incidents reliés au métier de préposé aux bénéficiaires.

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En mars 2017, le journal avait écrit que ce CHSLD aurait mis un certain temps avant de prendre des dispositions contre une préposée aux comportements discutables.

Onze résidents auraient été victimes du mauvais comportement de la préposée, qui a été congédiée par le Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches (CISSS-CA). La Sûreté du Québec avait ouvert une enquête, les familles touchées ne s’étant pas identifiées.

La même année, en décembre, les préposées Vanessa Groleau-Champagne et Cynthia Poirier accepté de partager leur quotidien professionnel. Manon Trudel, chef d’unité à Beauceville, nous avait confirmé les conditions difficiles auxquelles étaient exposés les préposés.

Selon Nellie Roy, coordonnatrice aux ressources humaines au CISSS-CA, le CHSLD de Beauceville accueille des cas plus lourds que d’autres établissements similaires.

«En Beauce, ce CHSLD est aussi beaucoup plus gros que ceux de Saint-Georges et celui à Saint-Prosper. On y retrouve plusieurs cas de comportements agressifs chez les résidents», explique-t-elle.

Les préposés, s’ils le souhaitent, peuvent suivre un cours de 14 heures intitulé Intervention thérapeutique lors de conduites agressives. Cette formation est plus approfondie que celle offerte auprès des étudiants au DEP.

«Ce ne sont pas tous les préposés qui sont à l’aise avec des résidents agressifs. On n’oblige jamais un employé à travailler dans un CHSLD s’il ne veut pas», rappelle Mme Roy.

Mécanisme de plaintes

En juillet dernier, Linda Lavoie, infirmière au CHSLD de Beauceville, avait reçu un avis disciplinaire après sa sortie dans les médias concernant les conséquences du manque de personnel.

Nellie Roy rappelle qu’un mécanisme de plaintes existe à l’interne pour répondre aux demandes des employés, toutes catégories confondues.

«Dans les comités sur le climat de travail, les employés partagent publiquement leurs préoccupations. Ça peut se dérouler en parole ou à l’écrit, en collaboration avec le syndicat», dit-elle.

Rappelons qu’entre janvier 2014 et décembre 2017, 62 290 accidents et incidents ont été signalés par des employés dans les établissements du CISSS-CA. La moitié de ces événements se sont produits en CHSLD. Il est toutefois impossible de savoir si des solutions ont été apportées.

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