Chasse record de dindons sauvages dans la région

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Par Frederic Desjardins
Chasse record de dindons sauvages dans la région
Le dindon sauvage est chassé au Québec depuis 2008. (Photo : Frédéric Lelièvre - MFFP)

Comme d’autres régions au Québec, Chaudière-Appalaches a atteint un nouveau sommet pour les dindons sauvages abattus par les chasseurs.

À lire aussi : Plus grande interaction entre le dindon et le chasseur

Du 26 avril au 17 mai 2019, 2731 dindons ont été tués dans les zones 3, 4 et 7. Les limites territoriales sont définies par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). La route 173 sépare la zone 3 des zones 4 et 7. La route 112 est le lien divisant les zones 4 et 7.

Les totaux des prises ont augmenté de 5 % (2588) et 11 % (2440) par rapport aux deux saisons précédentes, mais surtout de 38 % (1702) comparés à la chasse en 2016.

«C’est le moment où le ministère a introduit son premier plan de gestion (2016-2023). Cette activité est très populaire depuis la mise en place d’une chasse spécifique au dindon sauvage en 2008. Le projet-pilote (2005-2007) ne permettait que la chasse en Montérégie», rappelle Maxime Lavoie, biologiste au MFFP.

Depuis une trentaine d’années, les populations de dindons sauvages sont en expansion dans les régions méridionales du Québec. Cependant, le MFFP n’a jamais tenté d’introduire cette espèce sur le territoire québécois.

«Le dindon sauvage était une espèce en voie de disparition aux États-Unis. Là-bas, elle a été réintroduite massivement. Par les États de New York et du Vermont, elle s’est rendue jusqu’en Ontario et dans le sud du Québec. L’expansion s’est faite naturellement», d’expliquer M. Lavoie.

Selon ce dernier, une femelle pond en moyenne de 10 à 12 œufs par année. «Pour l’instant, on ne permet que la chasse au mâle. Ils sont faciles à reconnaître avec leur barbe. Un faible pourcentage de femelles (5%) ont une barbe», précise Maxime Lavoie, ajoutant que celles-ci peuvent être abattues.

(Gracieuseté – Zec Jaro)

Cohabitation

Avec son plan de gestion, le MFFP contrôle la population des dindons sauvages au même titre que la chasse à d’autres animaux (chevreuil, orignal, ours noir, etc.)

Toutefois, la majorité des dindons sauvages circulent sur des terres privées et agricoles. C’est pourquoi le MFFP travaille de concert avec les agriculteurs pour éviter notamment la dévastation des champs.

«On collabore avec l’UPA (Union des producteurs agricoles) dans toutes les étapes du processus d’élaboration d’une chasse. On veut aussi les mettre en lien avec les chasseurs pour que les dindons soient abattus légalement», dit Maxime Lavoie.

Dès 2020, le MFFP pourrait ajouter une seconde période de chasse au dindon sauvage à l’automne. «C’est encore à l’étude. Nous pourrions aussi permettre l’abattage de femelles. La dureté des hivers, qui peut diminuer fortement la population, sera prise en considération», mentionne M. Lavoie.

Dindons sauvages abattus en Chaudière-Appalaches (Zones 3,4,7)

2008 : 23*

2009 : 64*

2010 : 114**

2011 : 138**

2012 : 216

2013 : 501

2014 : 772

2015 : 904

2016 : 1702

2017 : 2440

2018 : 2588

2019 : 2731

* Chasse permise seulement dans la zone 4

* Chasse permise seulement dans les zones 4 et 7

  • Source : Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

 

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