Dérives et délices sculptés par des artistes internationaux

Photo de Frederic Desjardins
Par Frederic Desjardins
Dérives et délices sculptés par des artistes internationaux
Arrivés en Beauce la semaine dernière, les sculpteurs proviennent de huit pays. (Photo : L’Éclaireur Progrès – Frédéric Desjardins)

Les dix artistes prenant part à la sixième édition du Symposium international de la sculpture de Saint-Georges se sont mis au travail le 27 mai.

L’ouverture officielle des festivités s’est déroulée la veille au Quartier des artistes. Dans ce lieu situé devant le centre sportif Lacroix-Dutil, les sculpteurs créeront des oeuvres permanentes sur le thème Dérives et délices grandeur nature jusqu’au 16 juin.

Un total de 220 candidats ont posé leur candidature. Théodore Dakpogan (Bénin), Antonina Fatkhullina (Russie), Amancio Gonzàlez Andrés (Espagne), Bernard Hamel (Canada), Nedim Hadziahmetovic (Serbie), Hanna Kyselova (Ukraine), Jennifer Macklem (Canada), Lyudmyla Mysko (Ukraine), Agnessa Petrova (Bulgarie) et Sihua Qian (Chine) ont été choisis pour joindre cette sixième édition.

Inspirations personnelles

Trois participants ont expliqué au journal comment la nouvelle thématique du symposium a été inspirante pour eux.

Bernard Hamel, de l’Île D’Orléans, concevra Fluidité à partir de pierre et métal. Cette goutte d’eau définira l’individualité nous représentant, ainsi que la force collective lorsque les gouttes sont réunies.

«Pour avoir la vie, ça prend de l’eau et nous sommes près de la rivière Chaudière. J’ai ramené ça au plus simple», dit-il.

Avec L’Envol, œuvre de verre et métal, Jennifer Macklem sculptera une aile de libellule monumentale. Pour l’artiste d’Ottawa, il s’agit d’un hommage à la vie terrestre.

«Ce sera une sculpture de 12 pieds en hauteur et quatre pieds en largeur. Les papillons et libellules sont de petites merveilles et des délices visuels. J’aime essayer des choses nouvelles et faire des tests», précise-t-elle.

Quant à Théodore Dakpogan, son œuvre Nature : La nouvelle figure du sacré illustrera, en métal et couleurs, deux feuilles démontrant les mixages et échanges entre les peuples.

«J’ai une grande considération pour la nature. C’est elle qui nous donne tout et nous permet d’être ce que nous sommes. Aussi, les feuilles aident à soigner et guérir les maux chez nous (Afrique)», d’ajouter celui-ci.

Multiples activités

Pendant le symposium, le Quartier des artistes sera accessible gratuitement. Les visiteurs pourront observer les artistes au travail et discuter avec eux. Suivant l’événement, les sculptures seront installées le long de la rivière Chaudière, face au commerce des Pères Nature.

Jean Soulard, cuisinier émérite, est le président d’honneur de ce sixième symposium. Il animera un souper-conférence ce jeudi 30 mai au Georgesville.

Différentes activités permettront d’impliquer le public dans un processus de développement créatif. La programmation détaillée est disponible sur le site de Beauce Art.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des