Payer trois fois plus cher pour bien nourrir ses chevaux

Photo de Frederic Desjardins
Par Frederic Desjardins
Payer trois fois plus cher pour bien nourrir ses chevaux
Marie-Ève Marcoux possède une écurie de 16 chevaux. (Photo : Gracieuseté)

Marie-Ève Marcoux, propriétaire de l’Écurie Oméga à Saint-Isidore, ne compte plus ses heures consacrées à trouver du foin afin de nourrir ses chevaux et ceux des pensionnaires.

À lire aussi : Le printemps froid retarde la croissance dans les champs

«Je faisais toujours mes achats auprès du même fournisseur. Il a préféré vendre plus cher à des producteurs extérieurs. Je ne le blâme pas, car j’aurais sûrement fait la même chose», avoue-t-elle.

Dans son écurie de 16 chevaux, chaque animal mange une petite balle carrée de foin (40 à 50 livres) quotidiennement. Avec l’actuelle pénurie de plantes fourragères, ce type de foin est plus difficile à trouver que les balles rondes.

«Les chevaux ont un estomac fragile. Le foin carré contient moins de poussières, ce qui diminue le risque de botulisme (infection) chez le cheval. Ça fait plus de six mois que je m’informe auprès des producteurs qui me dépannent à différents endroits», explique Mme Marcoux.

Selon elle, le prix à l’achat a grimpé de façon exponentielle. «D’habitude, je payais 3 $ la balle carrée. Là, c’est autour de 8 $. En plus, je dois mélanger le foin avec des compléments, car chaque cheval possède un régime alimentaire différent», précise celle-ci.

Afin de rééquilibrer le budget de son entreprise, Marie-Ève Marcoux devra augmenter les coûts de ses cours équestres et de pension.

«Je n’aurai pas le choix. Avec mes chevaux, je participerai également à des compétitions et expositions cet été. C’est une autre importante source de revenus», dit celle-ci.

Elle ajoute que des propriétaires ont été obligés d’envoyer leurs chevaux à l’abattoir, faute de pouvoir les nourrir. «Ce n’est pas arrivé dans mon écurie, mais je l’ai vu dans mes déplacements pour des cours à domicile», confirme Marie-Ève Marcoux.

Acheter du foin et de la paille sur le web

Les acheteurs et vendeurs de plantes fourragères ont accès à diverses solutions pour s’entraider entre eux.

Le site Haybec.com propose un service de commerce en ligne de foin et paille. Les acheteurs peuvent consulter la liste des fourrages disponibles selon une région désignée.

L’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Chaudière-Appalaches publie également des petites annonces sur son site web. Les gens dans le besoin peuvent aussi consulter le groupe Facebook Foin et paille à vendre.

 

Partager cet article

1
Laisser un commentaire

avatar
1 Comment threads
0 Thread replies
0 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
0 Comment authors
Recent comment authors
  S'abonner  
plus récents plus anciens plus de votes
Me notifier des
trackback

[…] À lire aussi : Payer trois fois plus cher pour bien nourrir ses chevaux […]