Les Arrêts gourmands ressusciteront en Chaudière-Appalaches

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Par Frederic Desjardins
Les Arrêts gourmands ressusciteront en Chaudière-Appalaches
Les Arrêts gourmands étaient autrefois identifiés par ce panneau orangé se léchant les babines. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Frédéric Desjardins)

Créé en 2006 par la Table Agroalimentaire de la Chaudière-Appalaches (TACA), le réseau des Arrêts gourmands se trouvait sur la sellette depuis trois ans.

La TACA ne souhaitait pas abandonner cette initiative servant à développer et faciliter la mise en marché directe des produits alimentaires d’ici. En 2016, l’abolition de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de Chaudière-Appalaches a toutefois créé un climat d’incertitude.

«C’était un important partenaire financier. Comme organisme, nous avons trouvé d’autres partenaires, dont les MRC et l’UPA. Il fallait prendre le temps de se restructurer pour mieux aider les entreprises en agrotourisme», affirme Louis Durand, coordonnateur à la TACA.

En décembre dernier, la TACA a présenté son plan de relance des Arrêts gourmands auprès d’anciens membres. Lorsque le concept était encore en vigueur, ceux-ci devaient respecter des normes de qualité, les conditions d’un cahier de charges et payer des frais annuels d’adhésion.

«Le panneau des Arrêts gourmands serait mis à jour, tout comme les dépliants et le site web. On veut revenir à une optique de promotion régionale», précise M. Durand.

Tourisme Chaudière-Appalaches

Dans ce projet de la TACA, on retrouve l’obligation d’être membre de Tourisme Chaudière-Appalaches (TCA) afin d’être inclus dans le réseau des Arrêts gourmands.

Pour les dix ans des Arrêts gourmands (2016), la TACA avait créé une carte régionale en format papier.

Cette règle déplairait à d’anciens membres. Développement Économique Bellechasse (DEB) est allé jusqu’à adopter une résolution pour dénoncer cette avenue, précisant que les entreprises bioalimentaires n’ont pas nécessairement une vocation touristique.

«Un sondage de la TACA a démontré que 72 % des entreprises étaient favorables à notre projet de développement. C’est certain qu’on ne pourra pas plaire à tout le monde», estime Louis Durand.

Richard Moreau, directeur général de TCA, espère que le concept des Arrêts gourmands sera relancé à court terme.

«C’est certain que le coût pour les futurs membres sera plus élevé, notre but étant de faire la promotion pour aller chercher les gens en dehors de la région. Chaque entreprise est libre de se joindre à un regroupement pour faire sa promotion», dit M. Moreau.

En Beauce-Etchemins, 15 entreprises étaient membres des Arrêts gourmands (voir boîte infos), dont dix dans la MRC Nouvelle-Beauce.

«J’ai vu des prises de bec lorsque le projet a été présenté en décembre, parce que des entreprises agroalimentaires avaient surtout une clientèle régionale. De notre côté, on a toujours été membre de TCA et nos visiteurs viennent de différents endroits. C’est certain qu’on va revenir dans les Arrêts gourmands», confirme Justine Boucher, administratrice et responsable des communications chez Frampton Brasse.

Liste des Arrêts gourmands en Beauce-Etchemins (2016)

– Aux Fruits de la colline (Sainte-Marie)

– Bleuetière Marland (Sainte-Marie)

– Cerfs rouges Labrecque (Sainte-Marie)

– Les Pères Nature (Sainte-Marie)

– La Poulette Grise (Sainte-Marie)

– Maison de l’Érable (Sainte-Marie)

– La cache à Maxime (Scott)

– Le Verger à Ti-Paul (Saint-Elzéar)

– Frampton Brasse (Frampton)

– Charcuterie Le Pied de Cochon (Vallée-Jonction)

– Fromagerie Gilbert (Saint-Joseph)

– Le Vieux Grenier (Saint-Georges)

– Verger l’Argousière (Saint-Côme)

– Ferme J.N. Morin (Saint-Zacharie)

– La Pralinière (Lac-Etchemin)

* Source : arretsgourmands.com

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