Tempête du 25 février: une expérience positive!

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Par Hubert Lapointe
Tempête du 25 février: une expérience positive!
Les jeunes n'étaient pas inquiets du tout! (Photo : « grilled cheese » )

ÉDUCATION. L’obligation de dormir à l’école pour environ 80 élèves (une dizaine du secondaire et près de 70 du primaire), en raison de la tempête hivernale du 25 février dernier, aura surtout été une aventure cocasse pour les jeunes concernés.

« Tout s’est extrêmement bien passé malgré les circonstances. Les enfants ont bien réagi. Les plus petits étaient plus inquiets, mais nous avons pris soin de les rassurer et ils ont pu téléphoner aux parents. Les plus grands ont un peu pris ça comme une activité spéciale et unique », a raconté Nathalie Poulin, directrice de l’école Barabé-Drouin de Saint-Isidore.

Notamment, la boucherie du village s’est occupée du souper et du déjeuner du lendemain matin, alors que les pompiers de la municipalité ont apporté des matelas pour les quelque 70 enfants et 30 adultes qui ont passé la nuit à l’école.

« Tout s’est déroulé dans le calme et dans la bonne humeur. Nous avons eu des papas qui sont venus chercher des enfants en tracteur de ferme et en motoneige! C’était vraiment spécial! Ce que je retiens: la grande bonté et générosité de mon personnel. Tout le monde a été vraiment fantastique et a aidé à ce que tout se déroule bien », a-t-elle conclu.

Presqu’une fête

Pendant ce temps, à la Polyvalente Benoît-Vachon de Sainte-Marie, les élèves ont réussi à y trouver un peu de plaisir. Au début, 115 jeunes ont reçu un souper improvisé de « grilled cheese » et de salade de macaroni. Au fil des heures, familles et amis sont venus chercher la plupart des enfants jusqu’aux environs de 22 h, où il ne restait qu’une dizaine de jeunes provenant de Saint-Isidore, Saint-Narcisse et Saint-Bernard.

Afin de veiller sur ce beau monde, le directeur Pierre Giguère, la directrice des 4e et 5e secondaires Sophie Cliche et la cuisinière de la cafétéria Nathalie Caron ont aussi dormi à l’école, ceci sur des matelas d’éducation physique ainsi que des plateaux de chearleading, et avec des couvertures fournies par la Ville de Sainte-Marie. Il faut mentionner que les cadets étaient prêts à fournir 50 lits de camp en cas de besoin. Le Canadian Tire de Sainte-Marie, qui aurait vendu beaucoup de matelas gonflables ce jour-là, a aussi proposé son aide à l’école. Des crêpes attendaient le groupe au déjeuner.

« Le fun était pogné. Les jeunes avaient presque tous des cellulaires et tout le monde savait où étaient leurs enfants. Avec des films, la table de billard… Il n’y a pas eu de panique. […] On a vécu le moment présent et on a ri », a prononcé Mme Cliche.

Quant à M. le directeur, il retiendra le grand vent de solidarité qui soufflait sur la communauté, dont la participation d’une trentaine de membres du personnel, et ce, sans qu’il ait eu à aller leur demander. « C’est plus moi qui étais anxieux, et non les jeunes », a-t-il appuyé, en se souvenant avoir vu des élèves qui s’étaient déguisés en amérindien pour rire. « Je ne sais même pas où ils ont trouvé les déguisements! »

Pierre Giguère sait aussi qu’il a pu profiter de l’expertise de l’agent préventionniste Tommy Bolduc, qui était présent à l’école. « Il connaissait toute la marche à suivre. C’est sûr qu’il va y avoir un débriefing à faire pour des situations comme celle-là, mais on s’est rendu compte que le système était correct et que l’entraide était là. C’était un beau travail d’équipe, une expérience positive! »

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