Les chasseurs demandent l’appui de Sainte-Marie contre le registre des armes à feu

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Par Hubert Lapointe
Les chasseurs demandent l’appui de Sainte-Marie contre le registre des armes à feu
Le registre québécois des armes d'épaule ne fait pas beaucoup d'heureux selon les chasseurs.

SAINTE-MARIE. Une trentaine de chasseurs ont répondu à l’invitation lancée sur Facebook par la boutique Pronature Sainte-Marie – Chasse et pêche, et ont pris part à la séance ordinaire du conseil municipal du lundi 11 février dernier afin de demander à la Ville de les appuyer dans leur croisade contre le registre québécois des armes d’épaule.

Plusieurs membres du groupe ont pris la parole devant les élus dans le but de démontrer l’impact négatif dudit registre. « Les gens commencent à acheter leurs armes à feu par Internet. C’est toute l’industrie qui voit ses chiffres d’affaires diminuer. […] Nous savons tous que le registre est complètement inutile, ça ne fait que dissuader les chasseurs de faire leur passion. […] Au fédéral, ils ont perdu 2 G$ avec leur registre. On pourrait mettre l’argent ailleurs, comme dans la prévention pour vraiment changer les choses », ont-ils lancé tour à tour, en indiquant avoir déjà 138 municipalités de la province derrière eux.

Plus précisément, Pierre-Luc Vachon de la boutique Pronature Sainte-Marie – Chasse et pêche a enregistré une diminution des ventes d’armes de 10 % en 2018, et de 28 % depuis le début de l’année 2019. « Dès que je dis que l’arme est enregistrée, je perds la vente. Et si les gens ne prennent pas d’arme, ils ne prennent pas de vêtements, ils ne prennent pas de munitions… Le temps et l’argent que je prends à les enregistrer, je les perds en profits sur les armes à feu. […] Les gens vont arrêter de venir dans notre province », craint-il.

Le maire ouvert

Le premier réflexe du maire Gaétan Vachon a été de rediriger le groupe vers le député de Beauce-Nord Luc Provençal, en qui il a entièrement confiance. « C’est le travail de nos députés de débroussailler ce dossier-là », dit-il.

Par ailleurs, si la loi empêchait le conseil d’appuyer un point qui n’est pas à l’ordre du jour, et parce qu’il s’agit d’un sujet auquel il n’est pas familier, M. Vachon a fait savoir qu’il en discuterait lui-même avec M. Provençal. De plus, il a assuré qu’il profiterait de son statut de préfet de la MRC de La Nouvelle-Beauce et de président de la Table régionale des élus municipaux de la Chaudière-Appalaches (TREMCA) pour prendre le pouls des autres municipalités de la région.

« On ne dit pas que ça va être facile, mais on peut faire un bout avec vous. […] Je vais essayer de trouver des réponses d’ici la prochaine séance du conseil », a-t-il déclaré.

Quant aux ventes sur Internet, M. le maire a soulevé qu’il s’agit d’un problème vécu par tous les commerces. Il encourage donc les chasseurs à se montrer solidaires dans l’achat local.

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jonathan vallée
Invité
jonathan vallée

on aime ça dépensée de l’argent pour rien au quebec,ca pourrais être tellement mieux investis a d’autre endroits.

Boissonneault
Invité
Boissonneault

Le Québec est champion pour les taxes et impôts payables par les con-tribuables… Et nous ne sommes pas sur le point d’être détrônés. Il y a ce système d’immatriculation des armes d’épaule totalement inutile. Et, autre exemple qui nous distingue partout dans le monde; De tous les endroits où le cannabis a été légalisé, il n’y a qu’au Québec que l’on a réussi à être déficitaire. Alors ce sont nos impôts qui feront vivre ce système de distribution de ce stupéfiant pour au moins 3 ans !

Potvin, Jf
Invité
Potvin, Jf

On assiste présentement à des gens qui se tiens debout. 29 ans que les chasseurs payent
pour un misogyne c’est assez!