«Les déficits d’aujourd’hui sont les taxes de demain» – Maxime Bernier

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Par Frederic Desjardins
«Les déficits d’aujourd’hui sont les taxes de demain» – Maxime Bernier
Maxime Bernier vivra sa dernière session parlementaire avant le prochain scrutin fédéral.

POLITIQUE.  > La nouvelle session parlementaire à Ottawa s’amorcera le 28 janvier. Député de Beauce et chef du Parti populaire du Canada (PPC), Maxime Bernier talonnera encore les libéraux sur leurs politiques économiques et internationales.

«Ça n’a aucun sens de ne pas revenir à l’équilibre budgétaire avant 2025. Les déficits d’aujourd’hui sont les taxes de demain. Les économistes parlent d’une possible récession. Le Parti libéral n’a plus aucune marge de manœuvre financière», estime-t-il.

Dans le programme du PPC, Maxime Bernier souhaite la baisse du seuil d’immigration. Il se dissocie de la politique identitaire prônée par Justin Trudeau, mais aussi par Andrew Scheer, chef du Parti conservateur.

«Faire de la politique identitaire signifie cibler des groupes spécifiques sur la base de leur origine ethnique, religion, langue, sexualité ou autres caractéristiques, au lieu de leur parler comme Canadiens intéressés au bien-être de la société entière», croit le député de Beauce.

Sur les médias sociaux, Maxime Bernier prône l’abolition de l’aide étrangère et qualifie l’Organisation des Nations Unies (ONU) de «farce inutile».

«Sur le comité des droits de l’homme, des membres de l’ONU ont accepté la nomination de dictateurs. Un autre groupe prône un gouvernement mondial, semblable à l’Union européenne. Justin Trudeau a dit qu’il approuvait ce concept menaçant la souveraineté du Canada», affirme M. Bernier.

Cannabis et facultés affaiblies

Sur l’enjeu du cannabis, Maxime Bernier n’est aucunement surpris des problèmes rencontrés par les provinces, comme la pénurie de produits.

«J’avais voté contre le projet de loi. Le gouvernement fédéral n’était pas prêt et on le voit clairement aujourd’hui. Pourtant, les provinces avaient demandé un délai plus long pour se préparer», rappelle-t-il.

Au Parlement, ce dernier avait montré son désaccord à la nouvelle loi sur la conduite avec facultés affaiblies (C-46). Depuis la mi-décembre, cette modification au Code criminel donne le droit aux policiers d’exiger un échantillon d’haleine sans une raison spécifique.

«Si votre voisin vous voit tituber, il peut appeler la police qui va débarquer pour un alcootest, même si vous n’avez pas bu. Les libéraux ont passé ça avec la législation sur le cannabis. C’est une autre attaque contre nos libertés fondamentales», dit Maxime Bernier.

Sur une note émotive, celui-ci a été touché par son départ de la Chambre des communes vers un lieu provisoire. La pièce originale subira des travaux importants sur les dix prochaines années.

«Ça m’a fait un pincement au cœur, car on tournait une page historique. Je ne crois pas être là quand on ouvrira la nouvelle Chambre des communes dans dix ans», avoue-t-il.

 

 

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