Campylobacter : la bactérie mystère de Saint-Bernard

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Par André Boutin
Campylobacter : la bactérie mystère de Saint-Bernard
La bactérie responsable de l’épidémie de juillet est toujours introuvable.

SANTÉ.  > Depuis plus d’un mois, la Santé publique, le ministère de l’Environnement et le village de Saint-Bernard traquent en vain la présence de la bactérie campylobacter dans l’eau potable de la municipalité.

Rappelons que cette saga a commencé au milieu du mois de juillet alors qu’une épidémie au campylobacter a frappé quelques dizaines de résidents de Saint-Bernard, certains demandant même une hospitalisation pour être soignés.

Depuis, selon le maire André Gagnon, des dizaines de tests de toutes sortes ont été menés dans le réseau d’aqueduc, dans le réservoir principal et même dans certains puits pouvant toujours être raccordés au réseau. Aucun de ces tests n’a permis de déceler la présence la bactérie maudite. Un peu de e.coli mais, rien pour déclasser la qualité actuelle de l’eau.

On continue à bouillir

Malgré tout, la Santé publique ne désire prendre aucune chance et maintient l’avis d’ébullition.

«Même si tous ces tests sont négatifs, nous n’avons d’autre choix que de respecter l’avis de non-conformité émis par Santé publique et demander à nos citoyens de continuer à faire bouillir l’eau», a indiqué le maire Gagnon.

Les résultats des derniers tests effectués devraient être connus à la fin de septembre, ce qui risque de reporter la fin de l’ébullition à cette date.

Pour le maire, la cause de cette épidémie peut être extérieure au réseau d’aqueduc municipal. «Rien ne prouve que le réseau soit en cause pour le moment. Nous n’avons eu aucun nouveau cas d’intoxication depuis le 18 juillet, et ce, même si une bonne partie de la population passe outre à l’avis d’ébullition et boit directement l’eau du réseau».

Projet de chloration

M. Gagnon a expliqué que la municipalité planche présentement sur un projet d’usine pour chlorer l’eau ainsi que filtrer certaines substances comme le manganèse ou le calcaire.

«Si tout va pour le mieux, nous pourrions aller en appel d’offres dès cet automne pour des travaux qui commenceraient au printemps prochain», précise-t-il.

Entre-temps, les citoyens pourront en apprendre sur ce dossier plus lors de la prochaine séance régulière du conseil qui se tiendra le 4 septembre.

 

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