L’Acadie et la Beauce sont intimement liées depuis le 18e siècle

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Par Frederic Desjardins
L’Acadie et la Beauce sont intimement liées depuis le 18e siècle
Pour ses recherches sur les Acadiens au Québec, André-Carl Vachon a été honoré avec une plaque à Saint-Frédéric.

PATRIMOINE. Chaque 15 août, des millions d’Acadiens célèbrent leur culture. Saviez-vous que la Beauce est liée à l’histoire acadienne?

Dans son mémoire de maîtrise, l’historien et enseignant André-Carl Vachon s’est intéressé à l’établissement des Acadiens en Nouvelle-France. Il affirme que 78,5 % des Québécois ont des origines acadiennes à un ou plusieurs niveaux générationnels.

En Beauce, les premiers Acadiens ont été des réfugiés arrivés après la déportation de 1755. Ils se sont installés à Sainte-Marie, Saint-Joseph et Saint-François (Beauceville) suite à l’évacuation de la ville de Québec en 1759. Certains d’entre eux ont participé à la bataille des plaines d’Abraham.

«Les ancêtres des familles acadiennes dans la Beauce portaient les noms Aucoin, Barriault, Bourg/Bourque, Breau/Brault, Brun/LeBrun, Doucet, Gaudet/Gaudette, Hébert, Landry, Lejeune, Melanson, Morin, Poirier, Richard, Thibodeau et Toulouse», précise M. Vachon.

Saint-Théophile

La deuxième vague d’Acadiens en Beauce date du 19e siècle. Desservant la Côte-Nord, l’abbé François Boutin a incité des familles acadiennes de Natashquan à s’établir sur notre territoire. Les Acadiens ont contribué à fonder la paroisse de Saint-Théophile en 1886.

Parmi les noms de familles acadiens, on retrouvait entre autres les Boudreau, Bourgeois, Bourque, Chevarie, Chiasson, Cormier, Gaudet/Gaudette, Hébert, Landry, Lapierre, Richard, Rochette et Vigneau.

«À cette époque, les familles s’agrandissaient rapidement. Le ministère de la Colonisation cherchait à ouvrir de nouvelles terres et ralentir l’émigration vers les États-Unis», explique André-Carl Vachon.

Traces minimes

À cause de nombreux départs vers d’autres régions, peu de traces patrimoniales des Acadiens sont visibles maintenant en Beauce. Il existe encore la chapelle Hébert située à Sainte-Marie, au 940, rang Saint-Gabriel Sud. Elle a été construite par Louis Hébert en 1835.

L’an dernier, au parc <@Ri>Un arbre un livre<@$p> à Saint-Frédéric, une plaque a été installée pour honorer deux livres d’André-Carl Vachon sur l’histoire des Acadiens.

«Un autre volume en deux tomes sortira en octobre prochain sous le titre <@Ri>Histoire des Acadiens : De la fondation aux déportations<@$p>. La préface a été écrite par la directrice de la Fédération des Acadiens en Nouvelle-Écosse», dit M. Vachon.

Sur une note plus personnelle, celui-ci nous a appris qu’il est le petit-neveu de Thérèse Poulin. Native de Saint-Théophile, elle était la fille de Séraphine Hébert, née le 2 octobre 1880 aux Îles-de-la-Madeleine, terre regroupant toujours une multitude d’Acadiens.

Demeurant à Saint-Georges, elle est décédée en 2015. Elle était la mère de Raymond Vachon, coiffeur et musicien du Duo Francine & Raymond.

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