Un garde-manger à ciel ouvert… pour tous!

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Par Hubert Lapointe
Un garde-manger à ciel ouvert… pour tous!
Pommes, poires, prunes, kiwis, framboises… Tout sera comestible.

SAINTE-MARIE. La Société de l’arbre mariveraine (SAMAR) travaille actuellement sur un projet de forêt nourricière sur la rue Notre-Dame Sud à Sainte-Marie, plus précisément en face de La Source.

À terme, le terrain d’environ 10 000 pieds carrés accueillera notamment mûrier, cerisier, prunier, prune-cerise (chum), vignes à raisins et à kiwis, et même des fines herbes et des fleurs comestibles.

« Il y a un boom de forêts nourricières depuis trois ou quatre ans. Ça sera inspiré d’autres villes, comme Saint-Raymond, Victoriaville, Saint-Félicien et Saint-Georges (au Cégep Beauce-Appalaches) », a affirmé Karen Gingras de la SAMAR.

Lorsque tout sera en place, en plus de fournir une collation santé aux promeneurs, Mme Gingras devine que l’endroit permettra de faire bouger les personnes âgées, d’éduquer les enfants et d’aider à nourrir les familles défavorisées. « Le but est que tout le monde viennent se servir. »

Notons que le tout a été rendu possible grâce à une subvention (au montant non précisé) de Santé le plaisir en Nouvelle-Beauce. La SAMAR veillera à obtenir plus tard d’autres soutiens financiers. De plus, même si le terrain se situe dans une zone inondable 0-20 ans, la débâcle printanière ne dure pas assez longtemps selon l’organisme pour craindre pour la survie des arbres et arbustes.

Un poirier peut donner ses fruits pendant plus de 150 ans! (Crédit: Pépinière Ancestrale)

« Une forêt nourricière est un plus pour une communauté et pour la nature. Cela permet aussi aux plus jeunes de rester « connectés » avec la nature et de comprendre d’où vient la nourriture que l’on consomme. […] Elle sera encore là pour les générations futures, car certains arbres ont une espérance de vie plus que centenaire. C’est le cas entre autres des poiriers, qui peuvent produire des poires pendant 150 ans. De quoi nourrir plusieurs générations! », est d’avis Marianne Baril, de la Pépinière Ancestrale de Saint-Julien.

La phase 1 du projet, soit la préparation du terrain, devrait être réalisée cet automne. Les arbres fruitiers seront plantés au printemps prochain.

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