La Microferme des Petits Pouceux cultive pour son entourage

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Par mizael_bilodeau
La Microferme des Petits Pouceux cultive pour son entourage
Lauriane Bordes et Matthieu Gras ont fondé la Microferme des Petits Pouceux en 2017. Ils parviennent à nourrir leurs proches par la production de légumes à petite échelle.

AGRICULTURE. Lauriane Bordes et Matthieu Gras de Sainte-Hénédine pratiquent une agriculture à petite échelle, destinée à nourrir leurs proches.

On a tous besoin d’une petite motivation pour passer du temps dehors. Certains la trouvent dans le sport, d’autres choisissent la chaise haute ou l’entretien paysager. Le jeune couple de la route Sainte-Thérèse de Sainte-Hénédine a joint l’utile à l’agréable en se consacrant à l’agriculture.

Matthieu Gras et Lauriane Bordes sont d’origine française. Ils ont choisi cette maison, nichée entre un pacage rocailleux et un champ de maïs, en 2015.

Après une première saison d’essai, le couple s’est lancé dans la production de cinq paniers de légumes en 2017. «Une fois que tu as créé ta planification, il suffit d’augmenter le nombre», explique le jeune père Matthieu Gras. La Microferme des Petits Pouceux fournira quinze paniers à l’été 2018. Il en reste quatre places, pour les intéressés.

Le Marché Public de Saint-Malachie les a même approchés pour participer à leur rendez-vous hebdomadaire. «Je pense que ça gagne en popularité. C’est vraiment valorisant de voir le bonheur des gens quand ils reçoivent leurs légumes», montre Matthieu Gras.

Une grande variété de plantes poussera sur les 1000 pieds linéaires de lits de terre. «J’aime les petits poids et les carottes», interrompt Arthur, leur fils de trois ans.

Mains terreuses

L’initiative n’est pas de tout repos. En saison, les deux consacrent de un à deux jours de huit heures à leur jardin. Ils récoltent des données sur les rendements dans l’objectif de s’améliorer à long terme. La Microferme n’a heureusement pas été touchée par des insectes ravageurs. Sans être certifié biologique pour autant, aucun pesticide ou engrais chimique ne sont utilisés.

Le printemps est exceptionnellement tardif en 2018. Les légumes n’attendent qu’à être transplantés, mais la neige recouvre toujours les la cour. «Dans notre planification, nous étions supposés de planter à la dernière d’avril, mais ça ne sera pas possible», explique avec un haussement d’épaules Matthieu Gras.

Découverte du Québec

Cet intérêt pour le maraîchage remonte à 2011. Matthieu Gras a rejoint Lauriane Bordes au Québec où ils ont fait du «woofing» dans six établissements différents. Cette activité consiste à offrir de son temps à une ferme en échange du logis et du couvert. Le couple a eu la chance de travailler aux Jardins de la Grelinette de Jean-Martin Fortier, aujourd’hui connu du grand public, grâce à son livre à succès «Le jardinier-maraîcher: manuel d’agriculture biologique sur petite surface». «Ça nous a permis de découvrir qu’on peut mener à terme un projet et il n’a pas besoin d’être gros», qualifie Lauriane Bordes.

Les photos de la galerie ont été prises par  – Alice Beaubien

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