Appel à l’engagement politique par Catherine Fournier

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Par Hubert Lapointe
Appel à l’engagement politique par Catherine Fournier
Catherine Fournier, députée de Marie-Victorin.

POLITIQUE. « Si vous ne vous occupez pas de la politique, elle s’occupera de vous », disait l’ancien homme politique français Michel Rocard, cité le jeudi 19 avril au campus de Sainte-Marie du Cégep Beauce-Appalaches par Catherine Fournier, députée de Marie-Victorin et auteure du livre « L’audace d’agir ». À son avis, le monde change, mais les jeunes semblent avoir perdu de l’intérêt envers la politique. Une situation inquiétante qu’elle souhaite changer, un étudiant à la fois.

Élue le 5 décembre 2016 lors d’une élection partielle alors qu’elle avait 24 ans, la plus jeune députée de l’histoire de l’Assemblée nationale a rapidement réalisé que la jeunesse y était sous-représentée. « Il y a 10 députés sur 125 qui ont en bas de 40 ans. Ce n’est pas tout à fait représentatif de la population », a-t-elle prononcé, en ajoutant que l’âge moyen des membres des formations politiques est de 53 ans. « Si les jeunes ne sont pas dans les partis, il y a moins de chances que nos idées se fassent entendre. »

En lançant son message, elle espère également faire taire les préjugés qui martèlent la tête des milléniaux (enfants-rois, paresseux, individualistes…), alors que toutes les statistiques tendraient à prouver le contraire.

Catherine Fournier

Pourquoi s’impliquer?

Selon Mme Fournier, plusieurs défis attendent la société dans les prochaines années. Les principaux sont l’environnement (qui tiendrait particulièrement à cœur aux jeunes), le vivre ensemble (l’ouverture sur le monde est une force des 18-24 ans), les changements économiques (incluant le problème d’équité intergénérationnelle), les inégalités sociales, et enfin, rebâtir la confiance de la population envers les institutions.

« C’est normal, dans le contexte actuel, d’être découragé. Mais, j’ai été à même de constater que les gens en politique sont là pour les bonnes raisons », a-t-elle assuré. Ceci étant dit, elle sait que « si on veut que ça change, il faut le dire, et il n’y a rien de mieux que d’aller le faire nous-mêmes. »

Comment?

Évidemment, elle conseille à tous d’exercer son droit de vote le 1er octobre prochain. De plus, elle invite les jeunes à s’informer sur les idées en consultant les sites web des différentes associations, en suivant les candidats de son comté sur Facebook et, pourquoi pas, en devenant membre d’un parti ou un militant.

« Il y a des milliers de personnes qui travaillent à la grandeur du Québec pour la démocratie. […] Vous seriez accueillis à bras ouverts! », de lancer la députée péquiste, en soulevant que le meilleur moment pour s’impliquer est justement pendant une campagne électorale. « Je vous donne le défi d’aller voir c’est quoi le militantisme et vous allez voir. Si vous avez la piqure, c’est dur de vous en sortir! Il y a de la place pour nous et il faut la prendre », a-t-elle conclu, en encourageant la quarantaine d’auditeurs présents à la contacter au besoin.

Notons que depuis le mois de janvier, et ce, jusqu’en mai, Catherine Fournier aura visité les jeunes de près d’une quarantaine d’institutions scolaires. À Sainte-Marie, la conférencière était l’invitée de l’enseignant en sociologie Patrick-Antoine Nlep.

« L’implication politique est un sujet d’actualité. C’est une femme à peu près de la génération de mes étudiants qui a un engagement citoyen. Je trouve qu’elle est un très bon modèle pour eux », a-t-il commenté.

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