Hautes technologies et savoir-faire patrimonial à Vallée-Jonction

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Par Hubert Lapointe
Hautes technologies et savoir-faire patrimonial à Vallée-Jonction
Jacques Verreault

Des gens d’affaires de la région ont eu l’occasion, le mercredi 30 septembre dernier, de visiter l’entreprise Shola ainsi que la Scierie-menuiserie Alphonse-Cliche de Vallée-Jonction. L’activité a eu lieu dans le cadre de la 85e assemblée générale annuelle de la Chambre de commerce et d’industrie de la Nouvelle-Beauce.

Shola, qui fabrique des bottes et des articles en fourrure, était à Saint-Bernard depuis les années 1970 avant de s’installer à Vallée-Jonction en 2002. « Dans les années 1980, les fabricants de chaussures fermaient au Québec pour ouvrir en Chine. J’ai choisi d’aller vers la technologie et de faire ce que les autres ne font pas. Je me suis dirigé vers le haut de gamme », a présenté Jacques Verreault, propriétaire de l’endroit.

L’entreprise, qu’il affirme toujours en croissance, compte aujourd’hui une dizaine d’employés et confectionne environ 11 000 bottes annuellement. Les produits, créés artisanalement, sont ensuite exportés partout au Canada et un peu aux États-Unis. « Il faut tailler la fourrure selon le sens du poil, l’épaisseur du cuir… C’est un certain art. Chaque job a son importance et doit être bien faite, sinon il y a des répercussions », a prononcé Olivier Turmel qui, avec son collègue Christopher Fillion, reprendront un jour les commandes de l’entreprise.

Techniques ancestrales

 

À la Scierie-menuiserie Alphonse-Cliche, le propriétaire François Cliche est à la fois patron et employé. Il conserve cependant le rêve de voir grandir l’entreprise créée par son arrière-grand-père en 1903. Tout ce qui est en bois, M. Cliche peut le fabriquer ou le restaurer. « Ma machinerie la plus récente date de 1934. Tout est fonctionnel. Ça me permet de créer des pièces le plus près possible de ce à quoi elles ressemblaient à l’origine. »

Pendant la visite, M. Cliche a également raconté quelques-unes des mésaventures vécues par ses ancêtres et lui-même, dont des incendies en 1917 et 1934, de même que des inondations en 1917, 1936, 1957, 1982, 1987, 1991, 1998, 2000, 2006 et bien sûr, en 2014. Ce dernier événement avait d’ailleurs incité le propriétaire à soulever son bâtiment bien au-dessus du niveau de la rue au cours de l’été. (Pour lire l’article de Lynda Cloutier à ce sujet, cliquez ici.)

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